Il y a une nette différence.
Il n’y a aucun doute.

Cette expression récente ne date que des années 80 (du XXe siècle, bien sûr !).
Les turfistes, ceux qui espèrent gagner beaucoup d’argent en pariant sur les courses de chevaux ou courses hippiques[1], savent que, parfois, le suspense est à son comble lorsque deux chevaux ont passé la ligne d’arrivée si près l’un de l’autre qu’il est nécessaire de faire appel à des moyens techniques particuliers pour réussir à déterminer le vainqueur.
Dans ce cas, la seule possibilité est d’analyser les photographies qui ont été automatiquement prises à l’arrivée, pour repérer quelle paire de naseaux a passé la ligne en premier.
Autrement, dit, quand y’a pas photo, c’est qu’il n’y a aucun doute sur le vainqueur, donc qu’il y a un net écart entre les deux animaux.
Voilà qui suffit amplement à expliquer la naissance de cette expression ainsi que ses deux sens.
[1] … qu’il ne faut surtout pas confondre avec les courses de cheveux ou courses hippies, nombreuses dans les années 60/70, alors qu’on y jouait de la musique de chanvre…

Merci à Expressio.fr 

 

« Fresque des Lyonnais » (centre ville de Lyon).

 

© Daniel Caillet, 2014