La ville de Rouen est une mine inépuisable de découvertes. Après une première présentation de lieux méconnus de la ville, Normandie-actu a sélectionné une nouvelle série de lieux « secrets » à découvrir. Une invitation à la promenade et à porter un  regard curieux sur notre environnement, concoctée avec l’aide de Daniel Caillet, habitant amoureux du patrimoine, auteur d’un blog sur les trésors rouennais.

Une église norvégienne
On la trouve au 16, rue Duguay-Trouin, dans le quartier Pasteur. Elle est dédiée à Saint-Olaf. Son style tranche effectivement avec les autres églises rouennaises, et donne un côté nordique étonnant à ce pan de rue. Il s’agit de la chapelle du foyer international des marins, adjacent.

Les réverbères de la fontaine Sainte-Marie
Visible depuis la place du Général de Gaulle et la rue de la République, plus bas, la fontaine domine la rue Louis-Ricard. Elle disposait autrefois de réverbères, dont deux ont été restaurés et présentés au musée Le Secq des Tournelles. La fontaine monumentale a été érigée entre 1874 et 1879 sur le site du réservoir de la place Sainte-Marie.

Une chapelle devenue habitation
L’ancienne chapelle des Béguines, située dans la rue du même nom, a été complètement transformée, réaménagée en habitation moderne. Une de ses parois, visible de la rue, dont l’aspect tranche avec le reste du bâtiment, laisse toutefois entrevoir son ancienne vocation. Côté cour, également, on voit bien l’aspect historique du bâtiment.

Des rails dans une cour
Dans la cour de l’ancien hôtel particulier d’Argentré, situé au 65, rue des Bons Enfants, sur le sol, on peut voir des rails. Ils témoignent de la présence d’une ancienne usine textile.

Une échauguette
L’hôtel de Bourgtheroulde, place de la Pucelle, dispose d’une échauguette, une sorte de tourelle à encorbellement. Elle se situe à l’angle de l’édifice, et comprend aujourd’hui une chambre.

Napoléon cavalier
Place du Général de Gaulle (place de l’Hôtel de Ville), la statue de Napoléon est l’une des rares qui le présente à  cheval. Par ailleurs, la tête et le chapeau sont disproportionnés, le couvre-chef n’est assurément pas à la bonne taille.

La plaque des libérateurs
Rue Thouret, en face du Palais de justice, une inscription murale mentionne : « détruit par les libérateurs ». Le flou demeure sur ses auteurs : des Rouennais ? des Alliés ? des Allemands ?

Ruines (1)
Rue du Général Giraud, à côté de l’agence du réseau Astuce, il ne reste plus qu’une porte de l’ancienne église Saint-Vincent, détruite pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle donne alors sur la rue Harenguerie, qui n’existe plus.

Ruines (2)
En bas de la rue Jeanne d’Arc, la tour Saint-André est également le vestige d’une ancienne église, en partie détruite au XIXe siècle, lors du percement de la rue.

Gravés dans la pierre
À l’angle des rues Damiette et Rosier, les noms de rue sont gravés dans la pierre.

Le Petit Chaperon rouge
Place du Gaillardbois, se trouve une statue de François-Adrien Boïeldieu, compositeur. On y trouve une référence au Petit chaperon rouge, conte qui a inspiré une œuvre à l’auteur rouennais.

Le Petit Prince
Place de la Calende, côté rue du général Leclerc/rue du bac, une image du célèbre personnage de Saint-Exupéry, le Petit Prince, est gravée dans le sol.

Une statue reconstituée
La statue de Pierre-Corneille, en face du Théâtre des arts, se trouvait auparavant au milieu du pont Corneille. Elle a été détruite pendant la guerre, mais ses morceaux ont été conservés, avant d’être à nouveau assemblés.

Une rue condamnée
Le long de la rue Etoupée, entre les rues Saint-Patrice et Jean-Lecanuet, la rue du Petit Musc est désormais fermée. Une inscription dans la pierre mentionne encore son nom. Elle avait autrefois la réputation d’être malfamée, et était connue pour être fréquentée par de nombreuses prostituées.

Une maison art déco
Au 11, rue Dieutre, derrière la place du Boulingrin, on peut voir un exemple de maison art déco.

Rencontre entre Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir
Dans l’étroite rue du petit mouton, se trouve une bâtisse de bois, qui accueillait une taverne, où Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre se sont déjà rejoints.

Des Indiens dans la ville
À l’angle du boulevard des Belges et des quai du Havre, sur une façade, on peut admirer des bas-reliefs représentant des Indiens Osages, en écho à leur présence à Rouen en 1827.

Des monogrammes
Sur des bâtiment anciens, souvent sur des portes, mais pas uniquement, il s’agit de lettres entrelacées, renvoyant aux initiales du propriétaire ou du constructeur des lieux.

Un oriol
Il s’agit d’adjonction de construction, au sommet d’un immeuble. Ces constructions supplémentaires pouvaient avoir plusieurs usages : au Moyen Âge, les habitants venaient y trouver un peu d’air ; les armateurs trouvaient là un moyen pratique de surveiller les mouvements de bateaux sur le port, profitant d’un vue à 360 degrés. Un exemple est visible, à l’hôtel particulier de Girancourt (XVIIe siècle), au 48, rue Saint-Patrice. D’ailleurs, nous sommes ici dans une rue particulièrement riche en hôtels particuliers, à l’instar de la rue de la Seille.

Deux gargouilles humaines
Quand généralement les gargouilles représentent des animaux imaginaires, sur le Palais de justice, rue Saint-Lô, on peut voir deux exemples plus rares à visage humain. On les surnomme « l’Anglais et le prisonnier ».

Un cadran solaire
De la rue Jean-Lecanuet, au niveau de la rue Etoupée, et en regardant du côté nord, on aperçoit un cadran solaire, situé en haut d’une propriété privée.

 

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© Daniel Caillet, 2017