Connaissez-vous bien Rouen ? On vous emmène dans les lieux « secrets » de la ville !

Ville au patrimoine immense, Rouen (Seine-Maritime) fourmille de lieux méconnus. En voici une sélection, tous accessibles ou visibles depuis la voie publique.

La ville aux cent clochers. Ainsi Victor Hugo avait-il rebaptisé Rouen (Seine-Maritime). Ville au patrimoine immense, Rouen compte également une foultitude de lieux méconnus. Avec Daniel Caillet, amoureux du patrimoine, auteur d’un blog sur les trésors rouennais, Normandie-actu en a sélectionné quelques-uns. Une invitation à la promenade, ainsi qu’à porter un regard différent sur notre environnement.

« Dans le centre-ville de Rouen, le patrimoine est partout, on ne peut faire 20 mètres sans découvrir quelque chose… si toutefois l’on est curieux et à condition que l’on prenne le temps de regarder les choses », souligne Daniel Caillet.

L’emprisonnement de Jeanne
Jeanne d’Arc ne fut pas emprisonnée dans la tour qui porte actuellement son nom, mais dans une autre tour de l’ancien château de Rouen, au niveau du 102, rue Jeanne-d’Arc. Dans la cour intérieure, accessible en semaine, on peut voir la base de la tour.

Rue Ricardière, une rue fermée
C’était autrefois une voie d’accès publique, qui reliait la rue aux Ours à la rue du Fardeau. Elle est aujourd’hui intégrée dans une propriété privée, mais demeure visible depuis le 45, rue aux Ours. En haut à gauche, on peut encore y voir le panneau qui indiquait son nom. On trouve d’autres exemples de rues fermées le long de la rue Eau-de-Robec.

Coquillages incrustés
Au 32, rue Saint-Nicolas, des décors de façade représentent des coquillages et des crustacés. Au fond de la cour, on y trouve également une grotte de Lourdes aménagée.

« Le cochon qui a mal aux dents »
Devant la cour d’Albane, à l’angle de la rue Georges-Lanfry et du passage Maurice-Lenfant, se trouve un vestige d’hôtel particulier de la Renaissance, l’hôtel Romé. Dessus se trouve un bas-relief, d’un cochon, appelé « le cochon qui a mal aux dents », qui semble couvert d’une serviette.

Un sculpteur vengeur

Le Gros-Horloge
« Il est connu et très touristique. Néanmoins, il comporte beaucoup d’aspects très intéressants », souligne Daniel Caillet. Sous l’arcade, on trouve ainsi des angelots sculptés… dont l’un a la tête à l’envers. Il s’agirait de l’œuvre d’un sculpteur qui s’estimait mal payé, et qui, pour se venger, aurait commis cette malfaçon de manière volontaire…

Une méridienne
En face de l’Hôtel de Ville, dans les jardins, du côté du bassin, se trouve un méridien de Slödtz – du nom d’un architecte. Il s’agit d’une méridienne, sorte de cadran solaire de forme particulière qui avant, était disposé sur les quais, au niveau du Palais des consuls.

Une frise au cheval
Rue Eau-de-Robec, une frise représentant un cheval, une forêt et des remparts est à découvrir, du côté du ruisseau.

Une chapelle isolée
Avenue de la Porte des Champs se trouve une petite chapelle, dans l’école Maurice Nibelle, aujourd’hui fermée mais qui disposait de décors remarquables à l’intérieur.

15 mètres au-dessus du niveau de la mer

Du « petit patrimoine »
Rue aux Ours, on trouve un exemple de plaque Bourdalouë : il s’agit d’une petite plaque, posée en bas d’un édifice, qui indique la hauteur du lieu, par rapport au niveau de la mer. Ici, par exemple, nous sommes à 15 mètres.

Un ancien kiosque à tramway
Place de l’Hôtel-de-Ville, à l’entrée du parking sous-terrain (côté rue de l’Hôpital), une plaque indique l’existence d’un ancien kiosque à tramway. Des restes de mosaïque, restaurés par l’association Le P’tit Pat’ Rouennais, en donnent une idée.

Des publicités anciennes
Rue Damiette, sur la gauche, en venant de la place Barthélémy, on découvre une ancienne « réclame » pour le café des amis. Plus loin, place du Lieutenant-Aubert, on voit celle d’un certain « A. Mignot Bottier ».

Un monument pour des chansonniers
Square Verdrel, même actuellement fermé pour travaux, on peut voir un monument édifié en mémoire des frères Bérat, quatre poètes chansonniers, au niveau de l’entrée rue du Bailliage. Il a été en partie détruit pendant la guerre, mais des morceaux importants ont subsisté. Ils ont été restaurés par l’atelier Legrand, à Darnétal.

Des tests de sous-marin dans la Seine
Sur les quais rive droite, au premier marégraphe (qui accueille aujourd’hui la brasserie du même nom), se trouve une grande plaque, au nom de Robert Fulton. C’était un ingénieur américain, qui a participé à l’invention des sous-marins. Il avait effectué des tests dans la Seine, ici, à Rouen !

La pomme d’or
Là, il ne s’agit pas d’un vestige ancien, mais d’un monument de béton, recouvert d’une mosaïque, érigé dans les années 1970, dans la résidence située derrière les jardins de l’Hôtel-de-Ville. Il rappelle symboliquement l’ancien croisement des rues de la Pomme-d’Or et de l’Amitié. C’est aujourd’hui la place de la Pomme-d’Or.

La maison penchée
On ne peut pas manquer de la voir, devant l’église Saint-Maclou. Mais pourquoi est-elle penchée ? Pas à cause du terrain, selon toute vraisemblance, mais du fait des démolitions des maisons, qui s’y trouvaient auparavant collées.

Quand les églises étaient encerclées
Sur les tours Saint-Romain et de Beurre, depuis la cathédrale, on peut voir très nettement des trous sur les façades. Longtemps, des immeubles jouxtaient les églises, elles n’étaient pas isolées comme aujourd’hui, mais pleinement insérées dans le tissu urbain, qui pouvait être très dense. Ces trous sont des vestiges de cet autre temps.

Des chasse-roues
Il s’agit de protections, posées le long des murs, en ville. On peut en voir des exemples rue Saint-Romain. Sans elles, les roues des calèches endommageaient les façades.

Église fantôme

Des ruines en plein cœur de ville
L’église Saint-Pierre-du-Châtel est une ruine en plein centre-ville. Visible depuis la rue Camille-Saint-Saëns, elle offre un spectacle à l’atmosphère étrange : elle est comme isolée, à l’écart du dédale urbain.

Une gargouille spéciale
Rue Saint-Romain se trouve une gargouille singulière : dessous, on y voit un visage, quand beaucoup de gargouilles comportent plus généralement des animaux chimériques.

Urbanisme médiéval
La rue des Chanoines, l’une des plus étroites rues de Rouen, est fameuse. Toutefois, les promeneurs ne se lassent pas de l’emprunter. Sa configuration donne un bon exemple de ce qu’était la ville au Moyen Âge.

 

Normandie-actu

 

© Daniel Caillet, 2017