Une « pièce de boulevard » raconte notre histoire !

Naviguant sur le Web pour participer au jeu « C’est où ? » du blog photo de Rouen, j’ai découvert l’existence d’une casemate dans l’enceinte même de la ville. Ce site Internet m’a permis alors d’en savoir un peu plus. Ma curiosité ne fut pleinement satisfaite qu’après l’intervention de Daniel Caillet lorsqu’il organisa une visite commentée par Mr Christian C.

Par une belle soirée d’automne, une trentaine de personnes, en grande partie déjà adhérentes de notre Association, attendent devant le 40 de la rue St-Patrice. Christian Chabrerie, l’époux de la gestionnaire du collège Barbey-d’Aurévilly, nous accueille. Il nous relate brièvement les circonstances de la découverte historique : c’est au cours de travaux de rénovation du collège en 1993 que les soubassements des anciens remparts de la ville ont été mis à jour.

 

 

 

Une petite porte, quelques marches, et nous voilà sur une plate-forme permettant de contempler le mur d’énormes pierres de taille érigé au XIVe siècle sur le tracé actuel du boulevard de la Marne.

Le couloir d’accès à la casemate ferme le fond du fossé par une construction perpendiculaire à la muraille.

Retour dans le hall du collège pour la suite de la visite. 37 marches descendent tout droit vers l’ouvrage militaire du XVIe siècle de belles dimensions (12 mètres sur 3 et 4 mètres jusqu’à la voûte) permettant de surveiller les fossés du pied des remparts. Au centre, sur toute la longueur de l’ouvrage, une rigole permet d’évacuer l’eau canalisée. C’est ici que vit la Niphargus, petite crevette cavernicole, blanche et aveugle.

 

 

 

Puis, c’est la séquence émotion et une visiteuse se souvient : « Pendant la guerre, j’étais scolarisée dans ce collège et lors des alertes, on nous faisait descendre aux abris ; je crois bien que c’était ici ! »

Merci Christian pour des commentaires passionnants… et merci Daniel pour avoir permis à quelques privilégiés de plonger au cœur de l’histoire rouennaise.

 

 

 

Maintenant lorsque je passe sur le boulevard, je sais ce qui se cache 10 mètres sous mes pieds !

(Une adhérente de P’tit Pat’ Rouennais).