Témoignage d’un passé encore proche, cette gravure est un véritable petit trésor dans l’une des rues les plus fréquentées de la ville. Elle s’estompait au fil du temps sans que personne ne s’en préoccupe. Entre les rues aux Ours, au niveau du N° 45, et du Fardeau, la rue Ricardière (avec un ou deux « r ») fut fermée en 1956 pour des raisons de sécurité et surtout pour qu’elle ne soit plus un repaire ou un refuge. Elle est désormais située sur une propriété privée. Fidèle à sa ligne de conduite, P’tit Pat Rouennais ne pouvait rester insensible à l’état de la gravure du nom de cette ancienne ruelle.

Après avoir obtenu l’accord du propriétaire, elle vient d’organiser et de financer sa restauration en lui conservant tout son charme d’antan.Le résultat est à attribuer à l’équipe d’ un peintre en lettres qui s’est déjà illustré maintes fois dans la cité, notamment sur la façade de la « droguerie agricole » Deconihout et en restaurant la publicité murale du « Café des Amis » de la rue Damiette à mettre aussi à l’actif de notre association. Cette résurrection démontre qu’avec un peu d’obstination et de bon sens, il est possible de mettre un terme à l’ « érosion » ou la disparition des richesses dont regorge notre ville pour qu’en profite le plus grand nombre.