Né à Rouen le 6 décembre 1775 au n°61 de la rue aux Ours, le père d’Adrien Boïeldieu était secrétaire à l’archevêché. Adrien s’initie au chant et au solfège à la Cathédrale, prend des cours de piano, d’orgue et d’harmonie avant de commencer une carrière de compositeur.

En 1793, c’est son premier opéra-comique, La Fille coupable joué au Théâtre des Arts.

Il enchaîne opéra sur opéra comme Le Calife de Bagdad et en 1803 il accepte un poste à la cour impériale de St Petersbourg, devenant directeur de l’Opéra Français. Il revient pourtant à Paris malgré les offres du tsar et renoue avec les succès. En 1815, il succède à Méhul à l’Académie des Beaux-Arts.

 

Le Petit chaperon rouge

En 1818, il crée Le Petit chaperon rouge d’après Perrault. C’est au moment où la mode tourne en faveur du style de Rossini dont Boïeldieu est un admirateur, qu’il compose en 1825 La Dame blanche, l’un de ses plus grands succès.

Il cherchera ensuite à varier son style mais la maladie stoppera la composition d’un nouvel opéra qu’achèvera son fils Louis. Des problèmes à la gorge le mèneront régulièrement en cure dans les Pyrénées, à Hyères et en Italie avant son décès le 8 octobre 1834. Après des obsèques nationales aux Invalides, il est incinéré à Rouen au Cimetière Monumental. 1875 sera l’occasion de célébrer le centenaire de sa naissance par de grandioses manifestations et la reconstitution d’anciennes portes de la cité fortifiée comme la porte Jehan le Cœur.

Le 31 mai 1944, pendant la Semaine Rouge, sa maison natale à pans de bois qui abritait déjà, comme aujourd’hui, un commerce de timbres et gravure, sera entièrement détruite. Disparaîtront à jamais la plaque initiale et le buste du compositeur qui la surmontait.

De nos jours, le seul souvenir de Boïeldieu est sa statue voyageuse place du Gaillardbois. Inaugurée en 1839 sur le cours éponyme devant l’hôtel d’Angleterre dans le quartier de la « Petite Provence », elle sera déplacée en 1899 vers la rue Camille St Saëns.