« Une finlame  »

Quelqu’un d’une grande habileté (souvent mâtinée de ruse)
Un esprit intelligent et vif

Ne dit-on pas de quelqu’un de très perspicace, astucieux et/ou vif, qu’il a un esprit acéré ? Acéré comme peut l’être une lame pointue et bien aiguisée…
À son origine, l’expression nous vient du monde de l’escrime où, au XVIe siècle, une fine lame, d’abord précédée de « une bonne lame », désignait un bon escrimeur.
Cela se comprend aisément, la lame étant celle de l’épée et le qualificatif ‘fin’ étant utilisé avec son sens de « qui excelle dans une activité réclamant de l’adresse et du discernement ».
Et comme pour être une fine lame, il faut non seulement être habile, mais aussi rusé, pour pouvoir atteindre son adversaire au moment où il ne s’y attend pas, il est assez logique que l’expression ait pris le sens figuré indiqué, vers la fin du XVIIe siècle.
Quant au deuxième sens proposé, il est bien entendu dérivé de la vivacité et de l’intelligence du combat du bon escrimeur.
« À une fine lame de cette trempe, Asselin épuisé peut donc confier, sans crainte, son « Nationaliste » qui en bien besoin. »
Hélène Pelletier-Baillargeon – Olivar Asselin et son temps : Le militant – 1996
« A demi couchée dans ma chaise longue, je lutte de subtilité et d’esprit avec notre receveur qui est une fine lame, comme vous savez, en matière de goût. »
Le magasin de librairie – L’année littéraire – 1859
Au XVIe siècle, une « vieille lame » était une personne d’expérience.

Merci à Expressio.fr 

© Daniel Caillet, 2018