La rue Stanislas Girardin, autrefois rue Caroline et rue de la Corderie (visible sur un plan de 1813), a pris son nom actuel en 1823.

Louis-Stanislas-Cécile-Xavier de Girardin nait le 20 janvier 1762 à Lunéville et a pour précepteur un certain Jean-Jacques Rousseau. A l’âge de 17 ans il devient capitaine au régiment de Chartres puis préside le département de l’Oise en 1790 avant d’en être élu député l’année suivante. Il déclarait le 21 mai 1792 : « convenir d’une erreur n’est pas la réparer, je le sais ; mais c’est annoncer du moins le regret de l’avoir commise, et prouver la pureté de ses intentions ». En 1793, il est incarcéré à l’époque de la Terreur. Sous le Directoire, il sera administrateur de l’Oise, destitué pour royalisme et deviendra ami de Joseph Bonaparte qu’il accompagnera à Naples. Après la guerre d’Espagne, il est nommé préfet de la Seine-Inférieure. Elu à la Chambre des représentants pour l’arrondissement du Havre, il devient député de Seine-Inférieure en septembre 1819. Hostile à la censure et aux lois d’exception, il en subit les conséquences et perd son poste de préfet en 1820 mais sera réélu député en 1824 avant de décéder à Paris en 1827 et d’être inhumé au cimetière du Père Lachaise.

S’agissant du patrimoine de la rue (au N° 6) un seul édifice construit en 1826  mérite d’être signalé, l’hôtel particulier du baron James  Levavasseur, fondateur-propriétaire de la filature et de l’abbaye de Radepont.

 

 

 

© Daniel Caillet, 2014