Pour éviter les chutes sur la voie publique de morceaux d’un béton éclaté qui a mal vieilli, des pare-gravats ont été posés sur la façade sud de l’église St Nicaise, véritable musée de petit patrimoine religieux. Mais même si des travaux de toiture ont aussi été réalisés récemment en permettant de mettre l’édifice hors d’eau, peut-on se contenter de si peu de sollicitude pour un monument remarquable qui ne devrait pas retrouver sa vocation première et qui au mieux fera probablement l’objet d’une utilisation profane ? P’tit Pat’ Rouennais, en visite privée, a pu faire un état des lieux à la fois objectif et sévère qui sera rendu public si nécessaire.

Petit rappel historique :

En mars 1934, un incendie détruit partiellement l’édifice et un concours contraignant est alors ouvert afin de reconstruire nef et clocher. L’année suivante, le projet de Pierre Chirol et Emile Gaillard est retenu. Respectant le parvis et le chevet du 16 e siècle, la nef unique carrée et le clocher conservent l’harmonie générale tout comme la façade à trois niveaux dotée d’un grand gable ajouré, orné de sculptures en ciment. La coupole, jonction des arcs de la nef, évoque la tour lanterne normande. Le béton a contribué à l’édification d’un ensemble moderne, fusionnant classicisme et modernité. L’église a été consacrée en 1940.

 

 

 

 

Si le 2 décembre 2012, nous étions dans l’expectative et écrivions [Coïncidence ou cadeau de Noël ? Peu de temps après la mise en ligne de cet article, nous apprenons que cette belle croix de pierre qui semblait avoir disparu, a en fait été confiée à une entreprise de restauration. Bien entendu, P’tit Pat’ Rouennais veillera à ce que son retour soit fait dans les meilleurs délais.], nous sommes aujourd’ hui rassurés en constatant que la croix est revenue à son emplacement précédent. Remise en état, elle est en cours de réinstallation.