Un collectif se bat pour la survie de l’église Saint-Nicaise de Rouen.

L’association La Boise Saint-Nicaise milite pour la sauvegarde de l’église rouennaise.

Désaffectée et désacralisée depuis 2015, l’église Saint-Nicaise de Rouen (Seine-Maritime) reste un symbole fort pour tous les amoureux du patrimoine du quartier. Pour essayer de donner une seconde vie au bâtiment, l’association La Boise Saint-Nicaise se mobilise.

La beauté de ses vitraux, le travail de l’architecte Pierre Chirol, les oeuvres sociales qui l’animait… Chaque membre du collectif La Boise Saint-Nicaise a une bonne raison de se battre pour la réhabilitation de l’église Saint-Nicaise de Rouen (Seine-Maritime). En mai et en juin 2016, l’église fermée au public et désacralisée depuis 2015 était réapparue sur le devant de la scène lorsque le mouvement Nuit debout était venu occuper les lieux.

Des gens ont ainsi pu rentrer à nouveau dans l’édifice, un mélange de style Renaissance et d’art déco issu de la reconstruction après un incendie qui a détruit une partie du bâtiment en 1934. C’est là que certains ont décidé de créer une association pour préserver l’église et tenter de lui donner une deuxième vie.

L’association veut des preuves

Aujourd’hui, le bâtiment est fermé et cerclé de protections pour éviter les chutes de pierres de la façade. Mais la partie la plus sensible concerne le haut clocher, qui inquiète la Ville de Rouen. Par endroits, les murs effrités laissent apparaître le fer à béton. Pas suffisant pour abattre les membres de l’association qui veulent « l’avis d’un spécialiste » et la « certitude que la structure est en danger ».

Si elle parvient à sauver l’ancienne église, La Boise Saint-Nicaise a de grands projets pour elle. « Par exemple, cela pourrait devenir une salle culturelle ou une maison de quartier, qui pourrait accueillir des expositions, des répétitions du conservatoire, des conférences… », propose D……e *. Tous ont la certitude qu’il faut attribuer une mission précise à la salle. « S’il n’est pas occupé, le bâtiment va à nouveau se dégrader », conclut D……..e *.

Tendance Ouest

*Ex membres de l’association « P’tit Pat’ Rouennais » disparue qui en son temps avait alerté en vain les responsables locaux sur le devenir de ce remarquable édifice en proposant des solutions de sauvegarde. L’association « Urgences patrimoine » dont Daniel Caillet est le représentant normand pourrait être une garante efficace pour des actions futures.

 

© Daniel Caillet, 2017