La collégiale d’Auffay abrite dans son clocher deux «jacquemarts » en chêne, nommés Houzou Bénard et Paquet Sivière. Hauts d’un mètre, ils ont été installés en 1873 après la restauration de l’horloge.

 

 

Un jacquemart (ou jaquemart) est un automate d’art représentant un personnage sculpté en bois ou en métal, qui indique les heures en frappant une cloche avec un marteau.  L’un des plus anciens et des plus célèbres est celui de Dijon. Pris en 1382 à Courtrai par le duc de Bourgogne Philippe le Hardi, il fut installé en 1383 sur l’amorce de la tour sud de la façade occidentale de l’église Notre-Dame de Dijon. Il comportait à l’origine un automate mû par une horloge et sonnant sur une cloche. Ce personnage ne fut appelé Jacquemart qu’à partir de 1458. Les Dijonnais lui adjoignirent en 1651 une épouse automate, Jacqueline. En 1714 ou peu après, ils ajoutèrent un fils, Jacquelinet, et, en 1884, une fille, Jacquelinette. Ces deux enfants sonnent de quart d’heure en quart d’heure sur deux petites cloches.

 

 

 

Dans le Sud-Ouest, le seul existant est celui de Lavaur  situé en haut du clocher de la Cathédrale Saint-Alain. La légende raconte que, durant les guerres de religion, un prisonnier protestant était enfermé dans le clocher et avait l’obligation de sonner les cloches à toutes les heures. Il construisit une mécanique pour le faire à sa place.

L’origine du mot jacquemart est incertaine : il pourrait venir de jacques ou jaque, ancien sobriquet des paysans français, et marteau, le jacquemart étant le paysan qui frappait l’angélus dans les champs…