Les méridiennes

La mesure du temps à travers les âges a donné lieu à de multiples créations.

Des précurseurs d’abord, avec bien sûr le cadran solaire évolué qui succéda au gnomon primitif, utilisé par les Egyptiens, les Chaldéens et les Incas, mais aussi les clepsydres, ou horloges à eau, et les sabliers.

L’horloge à combustion ou à feu est citée pour mémoire, les horloges mécaniques devenant rapidement les plus répandues dès la fin du 12 e siècle. Souvent monumentales, elles devaient être réglées, et ce sont les méridiennes qui étaient employées comme moyen de contrôle. Constituées d’une graduation verticale avec à son sommet un disque décoratif percé, elles permettaient de situer avec précision la position du soleil.

Il en reste quatre à Rouen dont la plus remarquable est situé dans les jardins de l’Hôtel de Ville.

 

 

Ancienne bourse découverte

 

Le méridien de Paul-Ambroise Slödtz, placé sur ce site depuis 1826, avait été installé en 1753 sur les quais à l’emplacement de l’ancienne Bourse Découverte rasée en 1791. Il était utilisé par les commerçants. Depuis 1830, on peut y lire pour chaque mois l’heure légale, compte tenu de l’équation du temps, sur des plaques de marbre malheureusement très endommagées. Un ensemble décoratif baroque nous montre une femme assise représentant le commerce tandis qu’un peu plus haut, un vieillard tenant un sablier indique du doigt la ligne de la méridienne. Enfin, un médaillon situé au centre de la base et vide aujourd’hui, contenant à l’origine l’effigie de Louis XV, avait été remplacé par une plaque « Liberté – Egalité ». Ce monument peu connu du grand public aurait grand besoin d’une restauration.

La méridienne du Musée Flaubert, installée autrefois sur l’Hôtel Dieu de la Madeleine, place de la Calende, haute de 3 m, comporte elle, une courbe de l’équation du temps en forme de 8 dominée par une représentation d’Apollon, dieu du jour et du soleil, sur son char.

Située dans une cour privée au 39 de la rue Beauvoisine, une autre méridienne qui malheureusement ne voit pas le soleil en hiver, un comble, représente les signes zodiacaux.

Enfin, celle de l’Archevêché, visible de la rue des Bonnetiers, hélas bien incomplète mais récemment restaurée, brille de mille feux.