Entre les rues de la Chaîne et Saint Nicolas.

Son histoire est indissociable de celle de l’abbaye du même nom, situé sur l’emplacement de l’ancien castrum gallo-romain, aujourd’hui rue de la République.

Outre quelques vestiges de temples romains, donc païens, dont un théâtre, on a pu retrouver une portion du mur de fortification de la ville.

L’abbaye de Saint Amand, établissement de Bénédictines, fut fondée en 1042 par Gosselin d’Arques et sa femme Emmeline qui s’y retira avant de mourir. Il ne reste aujourd’hui de cet important domaine que quelques rares vestiges au milieu d’immeubles du 19e siècle.

C’était l’une des abbayes parmi les plus riches et les plus influentes de Normandie, grâce notamment à la largesse de Guillaume le Conquérant.

Mais la guerre de cent ans, puis les pillages des Huguenots en 1562 ont bien failli lui être fatals. L’incendie de 1709 accentua sa ruine et il fut supprimé en 1790 pour devenir alors un magasin d’habillement de l’armée.

Ce destin insolite sera accentué après que le domaine ait été éventré pour le percement de la rue Neuve (actuelle rue Saint Amand) et de la rue Royale (actuelle rue de la République).

Petite rue avec la place Saint Amand pittoresque et authentique, elle reste à échelle humaine, animée par les badauds et les noctambules, et sous le regard bienveillant de Claude Monet qui a manqué là l’occasion de nous brosser une série dont il avait le secret.