Entre les rues de la Poterne et de la République.

Jadis rue de l’Aumône, en raison des logements pour les pauvres qui y étaient édifiés, elle prend sa dénomination actuelle en 1817 en mémoire d’un geste marquant de générosité du prince de l’époque. Il donne en effet aux bourgeois le terrain correspondant aux fossés de l’enceinte primitive de la cité. Aubaine pour les découvreurs et historiens, cette rue révèle au milieu du 19e siècle, les restes de l’enceinte militaire de la ville, puis des fragments de colonnes et de murs d’habitation ainsi que des vases antiques.

Plus récemment, une étonnante maison romane a été mise au jour lors du percement du tunnel Saint Herbland et les vestiges du 11e siècle de la chapelle Sainte Appoline à l’angle de la rue des Carmes, dans le sous-sol du magasin « La Maison du Tapis », remarquables par leur état de conservation, font partie de l’immense patrimoine rouennais dissimulé sous la chaussée. S’agit-il réellement d’un édifice religieux ou d’un bâtiment public à usage commercial ? Le terme « basilique » recouvrait dans l’antiquité romaine deux acceptions confortant les deux hypothèses. La question reste donc posée.

On remarquera aussi la face arrière du remarquable Hôtel Jubert de Brécourt de style Renaissance à proximité de la rue de la République.

 

© Daniel Caillet, 2018