Rue de Tours à la période révolutionnaire.

Entre la route de Darnétal et la route de Lyons.

Une rue et un quartier chargés d’une histoire chaotique. Les disciples de Saint Bruno, le fondateur au 11e siècle du Monastère de la Grande Chartreuse dans les Alpes, s’établirent ici en 1384. Le couvent de la Chartreuse de la Rose, construit près du Robec, comportait notamment une église conventuelle, une bibliothèque, un cloître et une salle capitulaire pour un effectif d’une quinzaine de moines. Il subsistera jusqu’aux guerres de religion, mais pillé et incendié lors du siège de la porte Saint Hilaire par les huguenots en 1562, puis devenu trop exigu, il sera abandonné définitivement en 1983 par la communauté qui s’était transportée au prieuré de Saint Julien de Petit Quevilly dès 1667.

Il ne reste aujourd’hui que quelques vestiges épars de cet ensemble dont la maison restaurée dans les années 80, hébergeant le « Comité du temps perdu pour les personnes âgées ».