Jadis, la rue aux Ours était réputée pour son marché. Mais rassurez vous, on ne faisait pas le commerce des ours qui ne fréquentèrent la ville qu’en laisse, et toujours accompagnés de leurs maîtres, des amuseurs publics appréciés par une population sans radio ni télévision.

Un marché se tenait près de l’église St Cande le Jeune et l’on y vendait … des volatiles et notamment des oies, des « ouës » dans le langage populaire. Il y avait peu à faire pour passer au mot « ours » et  c’est ce qui fut fait. Une altération du mot initial a suffi. C’est une rue pleine de richesses avec des hôtels particuliers remarquables (Asselin et Leborgne), mais aussi, le souvenir de la maison natale de Boïeldieu et la proximité des vestiges malheureusement délaissés de l’église St Pierre du Châtel et de la Tour St André.

 

 

 

 

© Daniel Caillet, 2017