De qui se moque les responsables locaux en éditant cette brochure ?

La place de l’arbre en ville : Rouen engagée !
A l’échelle d’une ville, les arbres remplissent des fonctions écologiques, climatiques et paysagères, essentielles à l’équilibre urbain. C’est pourquoi, la Ville de Rouen a jugé nécessaire de mettre en place une « Charte de l’arbre urbain », charte contenant des mesures concrètes et des recommandations en faveur de «l’arbre en ville».
Les objectifs de cette charte sont triples : faire connaître et valoriser le patrimoine arboré rouennais, inciter à respecter et à protéger les arbres existants tout en favorisant une gestion durable des arbres en ville. Ces objectifs s’adressent tant aux intervenants sur l’espace public (concessionnaires, maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre, entreprises …) qu’aux acteurs du domaine privée (particuliers, paysagistes, bailleurs …). Cette charte a ainsi vocation à encourager une conduite responsable envers les arbres à travers un recueil de bonnes pratiques à destination de tous.
A l’occasion de son adoption lors du dernier Conseil municipal, une rencontre-débat, ayant pour titre « Un arbre tout neuf », est organisée le jeudi 10 mars à l’Hôtel-de-Ville, à partir de 20h. Francis Hallé, docteur en botanique et en biologie, spécialiste en écologie des forêts tropicales, sera présent pour animer cette rencontre. Par ailleurs, une projection du film « Il était une forêt », réalisé par Luc Jacquet, est organisée à l’Omnia le vendredi 11 mars à partir de 20h.  Une exposition en accès libre, dédiée à l’arbre, sera également proposée au Muséum, du 12 mars au 23 septembre.

[lettre d’information] « Rouen 02 03 2016

 

 

 

La lecture attentive de cet article de Paris Normandie du 3 août 2016 devrait faciliter votre compréhension :

À Rouen, l’affaire des platanes et des hangars plaidée devant le tribunal administratif

Polémique. Un débat contradictoire au tribunal administratif a permis aux défenseurs du patrimoine et à la Ville de confronter leurs positions.

[Le marégraphe est à 20 mètres du hangar 13 qui va être rogné…]

Dans une salle d’audience avec vue sur un magnifique cèdre du Liban, le débat sur l’abattage des platanes et la démolition imminente des hangars portuaires a enfin pu avoir lieu hier devant le tribunal administratif.

Le juge des référés avait été saisi le 18 juillet par l’association Horizon Normandie nature environnement (HNNE) qui s’oppose aux aménagements sur l’esplanade Saint-Gervais (lire notre édition d’hier). « Car même si le mal a été fait il y a toujours lieu de statuer sur la légalité de ce qui a été fait et sur ce qui va suivre », résume Philippe Vue, soutenu par une dizaine citoyens.

Suspense en début de séance, la requête et son caractère d’urgence est finalement recevable. Tout le monde met de la bonne volonté pour apaiser les tensions et frustrations.

Me Maxime Cauchy, avocat de la Ville de Rouen, déroule son argumentaire : « En quoi l’abattage des platanes peut-il porter atteinte à une faune volante dont on ne nous a pas apporté le début d’une preuve d’existence ? De plus, il reste une rangée d’arbres et des plantations sont prévues en compensation. En fait c’est un projet d’urbanisme plus vaste qui est attaqué et qui dispose de toutes les autorisations en la matière. L’an dernier, j’étais déjà venu plaider pour la Ville attaquée par des habitants mécontents des travaux sur les quais de la rive gauche. »

La foire visée ?

Le défenseur de la collectivité analyse : « Des arbres et des oiseaux nous passons à un débat sur la foire. On veut contraindre la Ville à empêcher le bon déroulement de la Saint-Romain ! »

Déjouant le piège, Philippe Vue insiste : « Nous sommes conscients des problèmes pour la foire, nous ne sommes pas opposés aux forains. Ce qu’on ne veut pas c’est un saccage de cette zone portuaire ».

Me Cauchy plaide la légalité des actes administratifs, notamment les permis de démolir des hangars 15 et 16 (propriétés du Grand port maritime de Rouen) qu’il qualifie rapidement de « vulgaires bâtiments industriels » et insiste sur la particularité du chantier prévu au hangar 13. « Là, il ne s’agit que de démolition partielle et de travaux accessoires de voirie et réseaux. Un permis de démolir n’est pas nécessaire. De plus, l’architecte des bâtiments de France n’a pas fait d’observation. » Pour l’association HNNE il s’agit d’une erreur d’appréciation : « Cet ancien hangar à bananes qui accueille le musée maritime et fluvial est à 20 mètres du marégraphe classé à l’inventaire des monuments historiques ! Un permis de démolir est obligatoire ! »

Le bras de fer est désormais entre les mains du tribunal qui rendra sa décision rapidement, en fin de semaine ou en début de semaine prochaine.

 

 

 

 

 

© Daniel Caillet, 2016