Après sa mise en vente, que va devenir la caserne militaire Philippon à Rouen ?

Mise en vente en avril 2016, la caserne Philippon de Rouen a-t-elle trouvé un acquéreur ? Que va-t-elle devenir ? La Métropole rêvait d’y voir un hôtel de luxe. On fait le point.

Quel avenir pour la caserne Philippon, à Rouen (Seine-Maritime) ? Mis en vente en avril 2016 via un appel d’offres de France Domaine (service rattaché au ministère des Finances), l’imposant bien immobilier de la rue Saint-Vivien a normalement trouvé preneur.

Des logements sociaux à la place de la caserne ?

Selon une source proche du dossier, la caserne Philippon aurait bien été acquise à l’issue de l’appel d’offres qui s’achevait en octobre 2016. Toujours selon la même source, l’acquéreur souhaiterait la convertir en logements sociaux. Une information que, ni France Domaine, ni le notaire qui gérait la vente, n’ont souhaité confirmer à Normandie-actu.

Si l’hypothèse des logements sociaux venait à se confirmer, elle viendrait contrarier les plans souhaités par la Métropole Rouen Normandie pour ce bien immobilier d’exception. En effet, Frédéric Sanchez, président (PS) de la métropole, avait publiquement exprimé son souhait de voir s’y installer un hôtel de luxe, destiné notamment à la clientèle des touristes asiatiques. Pour susciter l’intérêt des potentiels investisseurs privés, la Métropole avait renoncé à son droit de priorité sur le bâtiment.

Un bâtiment exceptionnel au cœur de Rouen

La caserne Philippon avait en effet de quoi susciter les convoitises : un vaste ensemble de 6 400m², à deux pas du centre-ville historique de Rouen, ça ne se trouve pas tous les jours. Cet ancien séminaire a été bâti aux XVII et XVIIIe siècles par la Congrégation des Eudistes.

Acheté par la ville de Rouen en 1871, le bâtiment a été mis à disposition des militaires à la fin du XIXe siècle.

Les fonctionnaires du ministère de la Défense ont, au plus tard, jusqu’au 5 octobre 2018 pour quitter le bâtiment qu’ils occupaient depuis plus de cent ans.

 

76actu

 

© Daniel Caillet, 2018