Petit patrimoine régional

La lampe Berger est un système de désinfection de l’atmosphère fondé sur le principe de la combustion catalytique dont le procédé a été découvert par les chimistes Justus von Liebig et Charles Gerhardt . La lampe Berger a été mise au point par un préparateur en pharmacie nommé Maurice Berger (1866-1930).

À ce titre, il dépose un brevet le 16 juin 1898. Sa commercialisation débute vers 1902 dans quelques pharmacies parisiennes avant que Maurice Berger n’ouvre sa boutique en 1910 au 18 de la rue Duphot à Paris.

La lampe Berger se compose d’un flacon dans lequel un alcool, parfumé ou non, est versé. Une mèche trempe dans cet alcool qui remonte par capillarité jusqu’à une « pierre » qui, portée à incandescence, va produire des aldéhydes (c’est la combustion catalytique). Ces aldéhydes diffusés dans l’atmosphère assainissent l’air ambiant en neutralisant les mauvaises odeurs, en détruisant les germes et en parfumant l’environnement

En pratique, le fonctionnement d’une lampe Berger se résume comme suit : la mèche est allumée, la flamme produite chauffe la « pierre ». Au bout d’une à deux minutes, on éteint la flamme en soufflant dessus. La chaleur accumulée par la pierre va générer une combustion sans flamme tant qu’elle sera au contact de l’alcool. La lampe Berger sera alors en fonction et diffusera la substance active dans l’air ambiant. Le processus peut être interrompu en supprimant le comburant (l’oxygène) en posant un étouffoir sur la pierre.

La lampe Berger permet d’améliorer la qualité de l’air intérieur en neutralisant les odeurs mais permet aussi, si on le désire, de le parfumer. Elle contribue ainsi à créer un environnement olfactif agréable. Elle est utilisée aussi comme anti-moustiques si on utilise un alcool spécifiquement conçu pour cette fonction.

Aujourd’hui, la lampe Berger continue d’être diffusée dans le monde entier par le groupe Lampe Berger installé en Normandie à Bourgtheroulde-Infreville.

Appréciée de Colette, de Jean Cocteau et de Pablo Picasso, la lampe Berger, à l’origine objet utilitaire, puis objet de décoration intérieure, est devenue objet de collection. Plusieurs lampes Berger ont aujourd’hui une valeur pécuniaire assez importante : Desvres, Daum, Gallé, René Lalique, d’ Argental et autres Bocquillon… Il existe un Cercle des Collectionneurs de Lampes Berger très actif et regroupant des passionnés de lampes Berger anciennes et parfois contemporaines (particulièrement les lampes de la gamme Signatures ou Editions d’Art).

Partez à la découverte de la fabrication des lampes Berger. Depuis près de 50 ans, la production est réalisée entièrement à Bourgtheroulde (Eure).

La lampe Berger a vu le jour en 1898, grâce à Maurice Berger. Depuis la lampe à catalyse pour purifier l’air est devenu un enjeu de mode. Chaque année, de nouveaux modèles réalisés par des designers de renom et des parfums inédits stimulent la convoitise des collectionneurs dans le monde entier. Cet objet, typique de la culture française est aujourd’hui vendu à 80% dans le monde. Lampe Berger est toujours leader avec 95% du marché. Une histoire désormais entièrement haut-normande.

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