Plaque de l’hôtel Jubert de Brécourt – 1 rue de l’Hôpital à Rouen

 

« Toulouse-Lautrec de la Normandie »

Coup de projecteur sur un peintre et dessinateur rouennais exceptionnel, au talent très varié. Bien peu de peintres en France ont été aussi prolifiques (2000 huiles, des milliers de croquis, des centaines d’aquarelles).
C’est plus particulièrement le regard pointu d’un Rouennais dans l’âme, croquant, en observateur attentif et au jour le jour, toutes les facettes de sa ville, d’un trait incisif et rapide et avec une puissance d’exécution remarquable.

Les oeuvres de Pierre Le Trividic rappellent à quel point la ville de Rouen rayonnait au nationalement au début du 20 e siècle, tant au point de vue culturel, économique, portuaire, que sportif. Il nous montre l’activité intense de la ville de la cité : ses bars à marins, son activité économique et portuaire, l’exposition japonaise, l’occupation, la justice, les sports, les scènes de vie, les visites de Maurice Chevalier et du Président Doumergue.

 

Peintre Postimpressionniste de l’Ecole de Rouen, dessinateur, illustrateur…
Né à Rouen le 12 avril 1898, Pierre Le Trividic suit les cours de l’école des Beaux-Arts dans la section d’architecture où il remporte tous les premiers prix. C’est donc comme architecte qu’il s’installe en 1926 rue Thiers.
Mais parallèlement, il s’adonne à sa passion pour le dessin et la peinture.
Il expose régulièrement. Le Musée des Beaux-Arts et L’Etat acquièrent ses œuvres.
Le Trividic est également dessinateur dans la presse locale. Peintre des Rouenneries par excellence, il s’inspire des faits divers. Sans aller jusqu’à la caricature, ses pochades, parfois un brin satiriques, résument à elles seules  avec virtuosité le sujet traité. C’est le terme de « chroniqueur » qui définit probablement le mieux Pierre Le Trividic. Son œuvre n’est rien d’autre qu’une histoire, établie au jour le jour durant près des quarante années que furent celles de sa carrière.
Ouvert à toutes les expressions artistiques, il est aussi illustrateur d’ouvrages, affichiste, graveur… Il décore  les murs de la piscine Gambetta et ceux du cargo mixte « Le Rouennais », dessine le jardin du Parc Municipal de Oissel ou encore  les vitraux de la chapelle de l’hôpital de Dieppe.
C’est indéniablement dans les formes d’expression les moins figées qu’il excelle. Son talent et sa fantaisie se révèlent dans le mouvement, et c’est ce qui lui vaut le surnom de « Toulouse-Lautrec de la Normandie ».
Il décède à Dieppe  le 23 janvier 1960.

 

Croquis et scènes de vie sur les murs… Ci-dessus, un pan entier au bar-brasserie « L’Océanic » peint en 1956.

 

Textes Internet.

© Daniel Caillet, 2016