Les touristes critiques et curieux de l’histoire de la ville de Rouen sont d’accord en quittant nos pavés déchaussés et agrémentés de trop nombreuses « rustines » de goudron. S’ils admirent le riche patrimoine rencontré à chaque coin de rue, ils ne peuvent que déplorer le manque de cohérence, de signalisation, d’entretien basique et de mise en valeur de l’ensemble. A part quelques actions de terrain minimales et trop souvent négatives (disparition des colonnes Balthard de la place des Emmurées par exemple) ou manquant d’ambition (simples étayages de monuments historiques emblématiques comme les églises Saint-Nicaise et Saint-Pierre du Châtel, la tour Saint-André… au détriment d’une réelle restauration), comment se réjouir de l’évolution récente de la cité ?

 

 

© Daniel Caillet, 2014