Un mauvais point général pour la chapelle transformée en appartements de standing. Les statues ont été pulvérisées, les vitraux de Boulanger démontés pour la plupart pour être vendus et le remarquable chemin de croix détruit.

Seul bon point pour P’tit Pat’ Rouennais : le démontage sans casse le 20 juillet 2010 de la station n°12 du chemin de croix, accueillie par l’un de nos adhérents.

 

Pas de pitié pour la Compassion

Les sœurs gardes-malades dites de la Compassion, fondées en 1844 et un temps logées dans l’ex-hôtel Turgot (aujourd’hui place du Vieux-Marché), acquirent en 1865, rue d’Ecosse, le vaste hôtel de Montault jadis propriété des Le Seigneur de Reuville (Voir notre cahier Les hôtels particuliers de Rouen) . Leur supérieur l’abbé Robert, ingénieur de formation, y éleva une imposante chapelle de style roman inaugurée en 1873.

Ce vaste domaine avec jardin intérieur, allant de la rue d’Ecosse aux vestiges des anciens remparts, longtemps à usage de clinique et maison de retraite, a été récemment vendu et un promoteur prévoit d’y aménager des logements. Si cela semble une heureuse destination pour l’ancien hôtel particulier, assez dégradé malgré quelques beaux restes, on doit s’inquiéter pour le très riche décor de la chapelle (vitraux probablement de Boulanger, statues de chœur, remarquable chemin de croix en ronde-bosse) dont la conservation paraît peu compatible avec le lotissement de cet espace en appartements sur plusieurs niveaux, impliquant de nouvelles ouvertures.

Cette chapelle en excellent état aurait offert une belle salle de concert, de conférences ou d’exposition dans une ville qui manque fâcheusement d’un local de cette capacité (2 à 300 places). Est-il trop tard ?

www.monuments-rouennais.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Station n°12 sauvegardée