Top 10 des arbres remarquables de Normandie

500, 800, 1200 ans… La Normandie possède, en son sein, de très vieux arbres remarquables. Des témoins du passé, qui ont réussi à traverser les âges, parfois non sans peine !

La Normandie possède, en son sein, de vieux arbres remarquables. Des témoins du passé, qui ont réussi à traverser les âges, avec parfois plus de 1500 aux bouts des branches

Il existe de nombreux arbres plus que millénaire en Normandie. Certains dépasseraient même les 1500 ans, comme l’If d’Estry (Calvados), estimé à quelques 1600 années !

Normandie-actu vous propose une petite sélection des arbres les plus remarquables (1) recensés sur son territoire.

(1) Un arbre remarquable est un arbre repéré pour diverses particularités. Il relève donc d’un patrimoine par sa rareté, ses dimensions, sa position, son âge ou encore sa force symbolique. Le patrimoine en question est naturel, culturel, paysager

  1. Le doyen !

Avec ses possibles 1600 ans au compteur, l’if d’Estry (Calvados) est sans doute le plus vieil arbre de France.

Comme annoncé plus haut, l’If d’Estry (Calvados) est donc le doyen de cette liste. Son âge pourrait, en effet atteindre les 1600 ans, même si la fourchette s’étire de 1000 à 1600. La seule solution pour affiner son âge serait de couper l’ancêtre et d’analyser ses moindres recoins. Une solution destructive bien entendu inenvisageable, et non-envisagée ! Le doyen est, et restera sauf !

  1. Le plus spectaculaire

Le hêtre de Bayeux, avec ses 40 m e diamètre, a été classé monument naturel en 1932.

Le hêtre pleureur de Bayeux (Calvados) a été planté il y a plus de 140 ans. Cet arbre majestueux est exceptionnel, par ses dimensions et son apparence. Avec un diamètre de plus de 40 m et d’une hauteur de 17 m, il couvre une surface de 1 250 m2. Il a même été classé monument naturel depuis 1932. Cet arbre « tentaculaire » a toutefois bénéficié d’un coup de pouce humain. En effet, ses branches ont été guidées sur une charpente métallique soutenue pas des poteaux.

  1. L’arbre à cabane

Le chêne d’Allouville-Bellefosse (Seine-Maritime) aurait plus de 1000 ans. En son sein ont même été crées deux petites chapelles.

Cet arbre aurait 1000 ans, voire un peu plus. En son sein, deux chapelles. Il faut dire que le chêne d’Allouville-Bellefosse (Seine-Maritime) fait 15m de circonférence. Entretenu avec soin, il est soutenu par une armature, pour éviter une catastrophe. C’est un point de ralliement, et un repère, une curiosité pour les gens de passage et une fierté pour les habitants.

  1. Le témoin d’une commune disparue

L’If millénaire de Saint-Ursin, (désormais Saint-Jean-des-Champs), dans la Manche, est le témoin d’une commune désormais disparue. (©CC BY-SA 4.0)

L’if millénaire de Saint-Ursin (Manche) est un arbre particulièrement important pour l’identité de la commune. En effet, ce village n’existe plus administrativement depuis 1973, car il a été rattaché à la commune voisine de Saint-Jean-des-Champs.

  1. Un digne représentant de la Normandie

Tricentenaire, majestueux et remarquable, l’arbre de l’année 2 016 est aiglon (Orne) ! (©Le Réveil normand)

Ce platane, situés en bordure de la rivière la Risle, dans la ville de L’Aigle (Orne), a été élu Arbre de l’année en 2016 ! Un titre décerné lors du concours national de l’Office national des forêts (ONF) et le magazine Terre Sauvage.

Un arbre qui en cache un autre car, effectivement, ils sont deux à être lauréats. Les deux géants faisaient partie du parc du château de L’Aigle, daté entre 1690 et 1730. Ces platanes mesurent environ 25 mètres de haut et affiche une circonférence de plus de 30 m.

  1. Le plus pratique …

Cet hêtre d’Anglesqueville-les-Murs (Seine-Maritime), en plus d’être tricentenaire, a en plus été d’une très grande utilité autrefois ! En effet, sans ses entrailles se trouvent une glacière. Concrètement, des trous profonds (entre 8 et 10 m) dans lesquels on amassait et tassait de la neige quand la météo était propice.

Ces congélateurs naturels étaient recouvert soit d’un monticule de terre, soit,  par un ou plusieurs arbres dont la fonction était d’apporter une ombre protectrice et rafraîchissante.

  1. Le plus haut d’Europe

Ce magnolia, originaire d’Amérique du Nord et planté en 1805 par la famille du château de Vandrimare, dans l’Eure, est le plus haut d’Europe, avec presque 28 m de haut.

Dans sa catégorie, le magnolia du château de Vandrimare, dans l’Eure est le plus haut d’Europe. Et ce grâce aux hommes de la famille ! En effet, ces derniers plantaient des arbres pour les générations futures.

Le magnolia, originaire d’Amérique du Nord et planté en 1805, est alors devenu le plus haut d’Europe, avec presque 28 m de haut.

  1. Le mieux rangé !

La culture d’un arbre fruitier palissé témoigne du savoir-faire des jardiniers du château d’Acquigny, dans l’Eure.

Le jardin du château d’Acquigny (Eure), dispose de plusieurs poiriers palissés. Le microclimat du potager, entouré de canaux, est en  effet propice à la culture en pleine terre de pêchers, figuiers, goyaviers du Brésil…

Ses murs sont ornés d’imposants poiriers palissés du XVIIIe siècle, dont un spécimen rare possède trente-deux branches et mesure 1,06 m de circonférence.

  1. Le mieux implanté

Trônant en plein cœur de ville, l’érable sycomore du square Georges-Brassens d’Évreux (Eure) a bénéficié de la clémence urbaine. Les bâtiments ont en effet été construits autour de lui !  (©Capture d’écran Street View)

Avec ses 30 de haut et ses 4.36 m de circonférence, l’érable sycomore du square Georges-Brassens, à Evreux (Eure), méritait bien sa place ici. En effet, cet arbre, d’environ 150 à 200 ans, est plus vieux que les bâtiments alentours. Ce qui prouve que ces derniers ont été construits en respectant sa présence.

  1. Le look Tim Burton

L’arbre creux situé dans la commune de la Lambonnière (Orne), aurait plus de 500 ans.

Le dernier de ce top 10 a un petit look qui semble tout droit sorti de l’Étrange Noël de Monsieur Jack. Le chêne de la Lambonnière (Orne) aurait, selon l’association Faune et Flore de l’Orne, environ 550 ans.

Cet arbre, aujourd’hui totalement creux, fait l’objet d’un suivi tout particulier. Il est régulièrement mesuré et sa croissance fait l’objet d’un suivi scientifique. Ce chêne marque le carrefour entre deux chemins qui ont dû être autrefois des axes de communication importants entre le Perche, la Normandie et le Maine.

 

 

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© Daniel Caillet, 2018