Né le 15 septembre 1801 à Rouen, il y décède le 21 septembre 1877.  Libraire – éditeur, il était le principal collaborateur de son père Pierre, imprimeur-mathématicien.

Nicétas et Pierre travaillent dans leur maison au N° 55 de la rue de la Vicomté. En 1818, c’est le déclic lorsque l’ouvrier parisien Lacroix fait connaître les procédés lithographiques aux spécialistes rouennais. On s’essaie alors au transfert du trait sur la pierre en utilisant les dessins des artistes normands de l’époque, Hyacinthe Langlois et Eustache Bérat entre autres.

Les imperfections initiales ne rebutent pas Nicétas qui assidument et intelligemment, prépare l’avenir. Perruche, autre imprimeur bien connu localement, vient demander à Pierre de s’associer à l’entreprise en 1831 mais les difficultés entravent tout esprit d’initiative. La collaboration avorte un an seulement après son début. Mise au point importante : contrairement à l’idée répandue, ce n’est pas Perruche qui a importée la nouvelle invention à Rouen, les premiers essais des Périaux remontant à 1819.

En 1826, Nicétas, succède à son père à la tête de l’imprimerie. Il remet en état l’atelier lithographique et s’entoure d’un personnel compétent. Il fait venir de Paris un écrivain sur pierre et un ouvrier connaissant parfaitement la manipulation des pierres et de la presse lithographique. Les leçons de Lacroix ont été retenues et Nicétas pratique l’art de la lithographie en développant cette branche nouvelle de l’imprimerie jusqu’en 1826. Il fait prospérer l’affaire familiale avant de la céder en 1848 et se retire près de Cherbourg. Cultivé et doté d’une intelligence vive comme son père, Nicétas ne reste pas inactif. De nombreuses publications rouennaises témoignent de son attrait pour l’archéologie et relatent ses souvenirs d’imprimeur et sa verve fine et spirituelle.

Nicétas sera le premier magistrat de la commune de Querqueville. L’Académie de Rouen l’avait admis depuis longtemps et il était titulaire de l’ordre des Palmes académiques.

On retiendra parmi ses écrits d’actualité parfois insolites « De la législation concernant la récolte du varech », « De la construction d’un troisième pont à Rouen »,… et le fameux « Dictionnaire indicateur et historique des rues et places de Rouen » paru en 1870. 

 

 

© Daniel Caillet, 2014