Au N° 89 de la rue Jeanne d’Arc, la maison dite de la photographie millésimée 1866, vient d’être correctement restaurée. Son premier occupant, Mr Espagnet, avait fait installer sur la façade des statues représentant Nicéphore Niepce, l’inventeur de la photographie, et Louis Daguerre (né le 18 novembre 1787 à Cormeilles-en-Parisis  et décédé  le 10 juillet 1851 à Bry-sur-Marne ), concepteur du « Daguerreotype » et  associé de Niepce depuis 1829. C’est un rouennais, Arsène Letellier, déjà auteur de la statue de Rollon, qui réalisa les deux statues. Si l’on peut saluer globalement cette esthétique transformation, on peut regretter la disparition de toute trace de l’ancien et vaste atelier d’Espagnet installé entre les statues. Le petit patrimoine se contente désormais de la seule gravure « Photographie » au-dessus de la porte de la rue Jeanne d’Arc puisque les enseignes « Lumière » et « Kodak » ont, elles aussi disparu.

La statue de Daguerre, ébranlée par le bombardement du 19 avril 1944 sera finalement détruite après une chute brutale sur le sol. La tête intacte aurait pu être sauvée, façon de dire, mais un pilleur de passage fut le plus prompt à la récupérer.

En début d’année 2007, P’tit Pat’ Rouennais  avait initié des démarches auprès du propriétaire et du sculpteur Jean-Marc De Pas pour la restitution de la statue, une opération déjà trop lourde financièrement à l’époque. Aujourd’hui, dans une conjoncture très dégradée, certains exhument cet ancien projet. L’idée n’est pas mauvaise en soi, mais il est doux et… économique, de rêver !

Voir après les photos : L’art de « refiler la patate chaude » !

 

 

 

L’art de « refiler la patate chaude » !

Amis des Monuments Rouennais

89, rue Jeanne d’Arc

La récente surélévation de cet immeuble et le ravalement de sa façade font apparaître, de façon encore plus criante le vide de la niche dans laquelle se trouvait, avant le bombardement du 19 avril 1944, la statue de Daguerre, face à celle de Niepce ; nous avons prié la Ville d’inscrire dans un prochain budget la réalisation d’une copie de cette oeuvre du sculpteur rouennais Arsène Letellier.

Rouen magazine  n° 395 du mercredi  1er mai 2013 « Passe-temps »

Daguerre, naguère                                                                                                                                      

Un cratère sur la Lune porte son nom, sa statue est en bonne place à Washington (photo parue dans notre précédente édition), mais il n’est plus présent à Rouen, sauf au musée des Beaux-Arts en peinture et gravures. Il s’agit de Louis Daguerre (1787-1851), l’inventeur du daguerréotype, dont la statue, par Letellier, a orné, avec celle de Niepce toujours en place, la Maison de la photographie, 89 rue Jeanne-d’Arc, jusqu’en avril 1944. L’immeuble qui a toujours abrité, depuis 1866, un photographe vient d’être joliment restauré. Si le propriétaire en est d’accord, il ne reste plus qu’à sculpter un compagnon pour Nicéphore ! Qui va prendre l’initiative de trouver un mécène ou de solliciter des souscripteurs ? La Ville de Rouen est hors concours du fait du caractère privé de l’opération.   GP

 

Vers 1850 le procédé photographique sur métal dit daguerréotype n’autorisant la fabrication que d’un seul exemplaire à la fois est progressivement abandonné et fait place à une technique permettant la multiplication des images sur papier. C’est un véritable phénomène de société. La petite bourgeoisie qui ne possédait aucun portrait peint se donne alors l’occasion de faire poser toute la famille devant la chambre noire. Nouveau métier très lucratif, les ateliers de photographes professionnels se multiplient. Après un début place de la République ESPAGNET fait construire en 1866 un « temple de la photographie » 89 rue de l’Impératrice. (rue Jeanne d’Arc depuis 1870). Riche bâtisse en brique agrémentée en façade des statues de Nicéphore Niepce et Daguerre.  A cette époque l’orientation de l’atelier est primordiale. La lumière naturelle doit y pénétrer généreusement mais parcimonieusement, d’où la verrière orientée à la manière des ateliers d’artistes peintres, au deuxième étage de l’immeuble. Sous cette verrière historique vos ancêtres  ont-ils immortalisé leur visage ? Elle n’est plus.

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