Ces histoires font l’Histoire de Jumièges étroitement liée aux légendes d’antan. Certaines ont perduré. En voici quelques exemples.

 

 

La plus ancienne concerne Gargantua. La légende dit que c’est de ses mains qu’il creusa le lit de la Seine au Sud du Conihout. C’est pour cela qu’à cet endroit la rivière eu longtemps plusieurs bras, autant que Gargantua avait de doigts.

La légende qui tient le plus de place, dans la vie jumiègeoise, est celle de Philibert.
Philibert était le père fondateur de l’Abbaye de Jumièges. Cet homme vénéré autant à Jumièges qu’à Noirmoutier, se consacrait à l’évangélisation des paysans de notre région. Il fonda de nombreux autres monastères, tout en rachetant les esclaves qu’on emmenait en bateau vers l’Angleterre.

 

Logis abbatial de Jumièges

 

Mais la légende la plus connue est celle des « Enervés de Jumièges ».
La légende veut que les enfants de Clovis II et de la sainte Bathilde soient recueillis dans l’Abbaye.En effet, le Roi Clovis II étant parti en terre sainte, le royaume est confié à son fils ainé sous la régence de la reine Bathilde. Mais celui-ci s’oppose à sa mère et entraîne avec lui son petit frère. Clovis II rentre alors précipitamment dans son royaume. Mais ses fils lui opposent une armée. Après de longues batailles Clovis ressort victorieux. Il est alors décidé de faire subir aux enfants le supplice de l’énervation. Cela consistait à détruire, par le feu, les nerfs des jarrets. Ensuite ils furent allongés sur un bateau avec des lits aménagés. Leur bateau dériva jusqu’au rivage de Jumièges. Philibert vint à eux et reconnut les parures des héritiers.
Le roi et la reine apprirent que leurs enfants avaient été recueillis à Jumièges. Ils décidèrent d’agrandir le monastère et léguèrent des terres. De nombreux seigneurs se sont alors fait moine. Quant aux héritiers « énervés » ils finirent le reste de leurs jours dans l’Abbaye de Jumièges.

La confrérie du Loup Vert s’inspire d’une légende. La légende dit que l’âne chargé de porter le linge des moines de Jumièges aux nonnes de Pavilly fut dévoré par un loup. Ce loup charma Austreberte, et ainsi il prit la place de l’âne dans sa tâche.

 

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© Daniel Caillet, 2015