A l’angle des rues de Fontenelle et de Crosne (N° 15).

Abandonnons nos célèbres maisons à pans de bois pour redécouvrir cet immeuble qui fait angle avec la rue de Fontenelle. Construit vers 1847, il est quelque peu défiguré par les enseignes commerciales et la présence de fenêtres modernes (sans doute en PVC).

Le rez-de-chaussée est en pierre, les façades en plâtre ornées d’une riche décoration de « style Renaissance rococo : corniches à pendentifs, pilastres décorés de chutes d’écussons ».

Les médaillons en pierre nous intriguent : « un méli-mélo artistico-littéraire » d’après G. Dubosc, ce sont des bustes d’illustres seino-marins. Si Fontenelle, Boieldieu, Géricault, Abraham Duquesne, Thiroux de Crosne sont encore connus, qui se souvient de Casimir Delavigne (né au Havre en 1793, poète et auteur dramatique, académicien à 32 ans, il a annoncé le romantisme) et de François Amable Ruffin (né à Bolbec en 1771, il partit à l’appel de la patrie en danger en 1792 à la tête des volontaires de sa ville et il s’illustra dans les batailles de la Révolution et de l’Empire ; général de division et comte d’empire, son nom est inscrit sur l’Arc de Triomphe de Paris) ?  Contrairement à ce qu’écrit G. Dubosc dans Par ci, par là (1931), ni Armand Carrel, ni le général Duvivier ne sont représentés ; il les a confondus avec Boieldieu et le général Ruffin…

D. F. – conseiller de quartier Vieux-Marché / Cathédrale 12/2009

 

 

 

© Daniel Caillet, 2016