Conseil municipal.

La vente à l’encan de lustres signés ayant décoré le Théâtre des Arts jusqu’en 1992 a été l’occasion pour les élus de s’écharper… une histoire de lustres qui a permis aux élus de « briller ».

Dispute sur des luminaires stockés depuis 25 ans.

L’UDI Robert Picard présente une « motion d’urgence » contre « un patrimoine bradé sur Internet ». Des luminaires signés du maître forgeron Poillerat ont été vendus. L’élu estime que le conseil municipal n’avait pas eu toutes les informations pour en délibérer, souhaite faire annuler la vente, détaille que la cote de l’artiste est bien au-delà des mises en vente. « C’est un préjudice irréparable. »

« Ces lustres, installés en 1962 et décrochés en 1992, étaient stockés depuis 25 ans… Ils sont en pièces détachées et encombrent. La Ville ne sait qu’en faire. On ne les a pas bradés, on a en obtenu un très bon prix », rétorque Guy Pessiot (majorité). Si le groupe LR s’associe à la motion, « pour une vigilance accrue de notre patrimoine », le débat devient vif avec Stéphane Martot (EELV). « En voilà un débat surréaliste. On joue Retour vers le futur, on n’a pas vu une motion aussi conservatrice depuis 2014. C’est une culture dans laquelle vous êtes restés enfermés et votre motion est tordue », pique l’élu à l’adresse de l’UDI. « Vous laissez entendre que Rouen est si désespérée dans ses finances qu’elle fait n’importe quoi…»

 

Théâtre du château de Versailles, illuminé par les lustres de Delisle.

Paris Normandie

© Daniel Caillet, 2017