Une visite hors du commun un beau matin de décembre 2011 avec le maître des lieux Patrice Latour…

Derrière les abat-son de la Tour de Beurre, se tapit le carillon de cinquante-cinq cloches. Ce carillon de concert est sorti de chez le fondeur Paccard en 1920 pour rejoindre son poste actuel. Agrandi en 1954, il  s’est vu adjoindre cinq cloches de volée du même fondeur en 1959. Son actif titulaire était alors Maurice Lenfant (photo ci-dessus). Son petit-fils Jean-François Claire lui succéda, l’autre carillonneur étant  Patrice Latour, professeur de musique au lycée Jeanne d’Arc, carillonneur diplômé du conservatoire de Douai et administrateur de la Guilde des Carillonneurs de France.

La même question est souvent  posée au carillonneur : et alors, ce carillon, c’est pour quand ?  Très actif jusqu’aux années 2000, il a séduit les auditeurs lors d’auditions spontanées ou commandées comme lors du congrès de carillonneurs en 1992.

 

Le bourdon de Jeanne d’Arc

Un projet ambitieux prévoyait alors son transfert dans la Tour Saint Romain en vue de l’intégration de la « Jeanne d’Arc », bourdon de 9 tonnes déjà présent et de deux nouvelles grandes cloches. Le beffroi en chêne est monté et des escaliers existent pour l’accès du public. Mais les équipes de la DRAC avaient changé et le déroulement des procédures d’appels d’offres était perturbé. On alla même dire à Patrice Latour qu’il ne s’agissait pas d’améliorer l’instrument puisque « un conservateur, … ça conserve ». Par ailleurs, il faut remercier une équipe de pompiers qui a proposé ses services bénévoles pour une partie des travaux de remise en état, initiative louable qui commence à être écoutée.

Depuis, le contexte a changé. Une nouvelle équipe de la DRAC reprend les choses en main, le dossier est remis à jour, le projet se précise et l’association s’est vu confier la recherche de financement privé, via le mécénat, pour un clavier d’étude. Il se présente comme celui de l’instrument et permet des démonstrations, des préparations de concerts, des cours, sans se faire entendre de l’extérieur. Il a un son propre et peut être installé dans un endroit accessible et confortable. Mais un modèle haut de gamme peut coûter 40 000 euros que l’Association du Carillon de Rouen pourrait recueillir grâce à des dons déclarés au fisc assortis d’incitations fiscales avantageuses. A votre bon cœur !

 

Patrice Latour et Daniel Caillet

 

Et aussi :

http://www.paris-normandie.fr/diaporama/visite-du-carillon-de-la-cathedrale-de-rouen

 

 

 

« Trois des six cloches de volée du fondeur Paccard » ou « trois cloches de volée », Bernadette (1,25t), Marie-Blanche (1t) et Alyette (1,5t).

 

 

 

Ecoutez le carillon.