Trop de statues rouennaises sont amputées et l’excuse de la guerre n’est plus recevable, pas davantage que le prétexte des finances locales malades. Des restaurations s’imposent en urgence pour que la ville de Rouen ne devienne pas un cimetière patrimonial. Place du 19 avril 1944, c’est la désolation… Non seulement, la statue de « la Famille » attend une remise en état malgré nos démarches insistantes, mais la plaque volée du bassin-fontaine (« Au bout de l’errance – Dominique Denry – 1995 »)  n’est toujours pas remplacée. P’tit Pat’ Rouennais avait pourtant  proposé en fin d’année 2010 de prendre intégralement en charge sa réalisation et son financement, mais faute d’autorisation municipale, rien n’a été entrepris. Cette plaque d’un coût insignifiant se fait vraiment trop attendre. Même constat désolant sur la fontaine de la Crosse qui exhibe un « petit Jésus » lourdement handicapé ainsi qu’au Jardin des Plantes.

On ose à peine imaginer le délai des réparations à entreprendre sur la statue de Rollon restaurée en 2011. Pour mémoire, la statue à été vandalisée en octobre et novembre 2012 (tags et index droit cassé) et une nouvelle fois au début de février 2013 (pied gauche, nez, moustaches et épée cassés).