Même si les graffiti existent depuis la nuit des temps (précurseurs préhistoriques, témoignages des grognards napoléoniens sur les pyramides égyptiennes, bateaux stylisés gravés sur nos églises régionales…), même si on peut donc faire quelques exceptions pour des inscriptions anciennes à caractère historique ou symbolique, leur recrudescence et leur banalisation dans la bonne ville de Rouen est une calamité.

Associés aux tags et autres collages de tous poils, et même si certains peuvent être jugés plus « artistiques » que d’autres, encouragés ouvertement par une catégorie de population qui au nom de la liberté d’expression voit en eux la « vie des murs », ils maltraitent notre patrimoine grand et petit, public et privé.

Notre association ne peut que dénoncer ce fléau et une récente entrevue avec l’adjoint au Maire en charge de l’urbanisme qui qualifie ces agissements de « pollution » conforte notre position à ce sujet.

Ne pas dénoncer fermement ces pratiques serait les encourager tacitement.

 

Un exemple parmi d’autres sur un blog rouennais, le 3 octobre 2006 :

« Malheureusement ce magnifique tag a été effacé. Lieu : le long du Robec, au niveau de l’entrée du tunnel. » Sans commentaires !

 

« Les graffiti historiques de la cathédrale de Chartres »

La gravure de graffiti historiques est un moyen d’expression populaire, toutes les couches de la société y ont recours. Ce n’est pas de la dégradation, cette expression est soit votive soit circonstancielle. La majorité des dessins, écrits sont gravés principalement sur les églises afin de matérialiser un voeu, une prière ou liés à un événement.

Dans la cathédrale de Chartres, d’innombrables personnes ont circulé de tous temps, de la crypte aux clochers en passant par la salle des gardes, le triforium, les combles. Ils ont laissé de nombreux témoignages de leur passage, qu’ils soient promeneurs, ouvriers ou architectes, gardes ou horlogers. Il faut maintenant essayer de décrypter ces messages pour certains très anciens (13 e siècle). Michel Leblond

Evolution de l’art de la rue

En 2015, un artiste local utilise le « pochoir soustractif » pour créer des oeuvres murales historiques dignes d’intérêt.

 

 

© Daniel Caillet, 2015