Après la fermeture du Musée Jeanne d’Arc, que reste-t-il aujourd’hui du souvenir de notre héroïne nationale et locale ?

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[A Rouen, Jeanne d’Arc tire sa révérence

Le musée Jeanne d’Arc, créé en 1955 à Rouen, ferme ses portes définitivement, ce vendredi, à 13h. Une vente aux enchères sera organisée, dimanche, à l’hôtel des ventes de Rouen.

« Triste disparition », « Pourquoi fermer un tel musée qui porte sur une si belle page de l’Histoire de France ? », « Que les collectivités ne veuillent pas s’engager à récupérer ces murs, ce fonds et ces collections, c’est accomplir une forfaiture. Il ne faut pas aimer Rouen, notre ville, et n’avoir rien compris à notre patrimoine ». Les quelques mots laissés ces dernières semaines par les visiteurs, sur le livre d’or du musée, donnent le ton.

N’ayant d’autre issue, il y a quatre mois, Alain Préaux s’est résolu à confier à Me Jean-Jacques Bisman le soin de disperser le contenu du musée créé en 1955. D’abord installé rue de Crosne pendant deux ans, il investira une cave voûtée du XVe siècle, place du Vieux Marché, à quelques mètres du lieu où la Pucelle fut brûlée vive le 30 mai 1431, dans sa 19e année.
Pendant 60 ans, 363 jours par an, les Préaux, père et fils, ont accueilli des visiteurs du monde entier, intrigués par la vie exceptionnelle de Jeanne la Pucelle.
Ce musée, qui accueillait 20 000 visiteurs par an, fermera ses portes définitivement, ce vendredi, à 13h. Une vente aux enchères des objets, personnages en cire, armures, maquettes, mobilier, se tiendra ce dimanche 28 octobre, à partir de 14h30, à l’hôtel des ventes de Rouen. Au 25 de la rue du Général Giraud, on s’active déjà…

… Il se dit que des lots devraient atteindre de belles enchères, ce dimanche, notamment la scène de Jeanne sur le bûcher (n°39), les cinq volumes de l’édition originale de Jules Quicherat, historien réputé (n°63) et une affiche de la propagande nazie sur le bombardement de Rouen par l’aviation anglaise, avec la légende suivante : « Les assassins reviennent toujours sur les lieux de leur crime ». Au premier plan, Jeanne au bûcher, et, en fond, Rouen en flammes.
«  Pendant la vente, je resterai au musée, déclare Alain Préaux. Il y a deux choses que je conserve pour moi : un cadre de caricatures de Rouennais,  sur lequel figure mon père, et le vieux distributeur de tickets d’entrée… ».

Un historial, à l’automne 2014

Un nouveau lieu de mémoire devrait néanmoins être créé à l’initiative de Laurent Fabius, ancien président de la Communauté d’agglomération de Rouen, désormais ministre des Affaires étrangères : un historial entièrement consacré à l’épopée de la sainte qui devrait voir le jour à l’automne 2014.
Situé dans les locaux de l’archevêché de Rouen, ce musée privilégiera grandement la scénographie et permettra de pénétrer dans des lieux empreints d’histoire, théâtre de l’épopée dramatique et héroïque de Jeanne. Le projet est chiffré entre 10 et 11 millions d’euros et devrait générer 24 emplois.
L’historial (950 m2 répartis sur cinq niveaux) visera deux objectifs majeurs en retraçant l’histoire de Jeanne via son épopée, puis en examinant « l’histoire de son histoire », a annoncé Laurent Fabius. 18 tableaux seront notamment déclinés dans les différentes salles réaménagées, avec notamment, dans le grand comble, une « boîte » recouverte de miroirs renvoyant des images à l’infini et figurant en quelque sorte le bûcher de Jeanne…].

 

Le MUSÉE n’existe plus

Ô Jeanne, sans sepulcre et sans portrait, (et sans musée..)

Et Rouen sera 2 ou 3 ans sans Lieu de visite sur Jeanne d’Arc !!!

Et que l’on ne me parle pas de finance car l’historial coutera 10 millions d’euro de +

Alain Préaux