Trois enceintes successives ont protégé la ville, dont la dernière suit le tracé des boulevards.

La première enceinte

Le tracé des fortifications a suivi le développement de la cité qui s’entoure de remparts au III e siècle. Cette première enceinte s’inscrit dans un rectangle limitée au nord par la rue des Fossés-Louis-VIII, à l’est par le Robec au niveau de l’actuelle rue de la République et à l’ouest par la rue Massacre. La limite sud n’est pas clairement définie, le cours de la Seine ayant évolué avec le temps.

La deuxième enceinte

L’aménagement des anciens jardins de l’abbaye de Saint-Ouen, devenus jardins de l’Hôtel de Ville a permis de découvrir la base d’une muraille du XIIe siècle dont un fragment a été conservé tandis que le fossé a été reconstitué.

La troisième enceinte

Voir en photo le plan de Jacques Gomboust montrant l’enceinte de la ville en 1655.

 

 

Les forteresses

Château de Rollon : au sud-ouest de la ville à l’emplacement de l’église Saint-Pierre du Châtel près de la Seine.

Le palais ducal : à l’angle sud-est de la cité médiévale, édifié par Richard Ier de Normandie. En 1200, il est ruiné par un incendie en 1200 et Philippe Auguste fait araser ses restes.

Le château de Bouvreuil : suite à la conquête en 1204 du duché de Normandie, il est construit par Philippe Auguste entre 1204 et 1210 sur la colline Bouvreuil. Démantelé par Henri IV en 1591, il ne reste aujourd’hui que le donjon (dit tour Jeanne d’Arc). Dans la tour de la Pucelle, Jeanne d’Arc a été emprisonnée et jugée en décembre 1430.

Le Vieux Palais : construit à partir de 1419 par le roi d’Angleterre Henri V, il marque son emprise à la suite de la conquête de la ville. A l’angle sud-ouest afin de surveiller le trafic fluvial, il ne reste aucun vestige.

La barbacane : « destinée à protéger la communication entre la ville et la côte Sainte-Catherine, et à couper, au besoin, la route de Paris. »

Le fort Sainte-Catherine : élevé au XIVe siècle, les derniers pans de murs s’effondrèrent vers 1870.

Le Clos des Galées : c’était au Moyen Age le chantier naval et l’arsenal de Rouen. De galée viendra « galère », désignant l’embarcation bien connue. Philippe le Bel l’installa en 1293 à peu près à l’emplacement de la cité administrative actuelle.

Les portes

Saint-Eloi / de la Vicomté / des Cordeliers / Sarrazine / de la Boucherie ou de la Poissonnerie / Grand-Pont / de Paris / de la Tuile ou de Saint-Cande – porte du Bac / de la Vieille-Tour ou porte Dorée ou porte du Vent d’aval / de la Halle au blé ou porte d’Elbeuf / Jean Lecœur / Guillaume Lion / Martainville / Saint-Hilaire / Beauvoisine / Bouvreuil / Cauchoise.

 

Porte Cauchoise (dessin au crayon noir de Daniel Caillet).

 

Les traces aujourd’hui

Des multiples portes qui ouvraient les remparts, seule la porte Guillaume-Lion (donnant d’un côté sur le quai de Paris et de l’autre sur le square Guillaume-Lion) est aujourd’hui conservée. Elle n’est plus à son emplacement d’origine depuis la reconstruction.

La casemate de la Porte d’Arras :

Des travaux au collège Barbey-d’Aurevilly, ancien hôtel d’Arras, ont mis au jour un pan de muraille de 40 m de longueur à 1,50 m de profondeur. La casemate, ouvrage militaire de la fin du XV e siècle, est située au pied du rempart au fond du fossé (boulevard de la Marne). Elle assurait la défense entre la porte Cauchoise et le château Bouvreuil. Ses dimensions intérieures sont de 12 m sur 3 m pour une hauteur sous voûte de 4 m. L’accès se fait par un escalier de 37 marches, puis un souterrain de 25 m de long.

Image à la Une : Vieux Palais.

Avec l’aide précieuse de Wikipédia.

 

© Daniel Caillet, 2016