Devant le Musée des Beaux-Arts.

Marcel Duchamp, l’artiste éternel aux 4 facettes est le seul à pouvoir s’enorgueillir d’avoir 4 plaques de rue au texte différent.

Cet « ingénieur du temps perdu » qui revendiquait le droit à la paresse, a traversé tous les styles (cubisme, futurisme, dadaïsme, surréalisme…) en s’excluant lui-même de tout courant. Il était « anartiste » (plaque disparue, sans doute volée), superbe néologisme pour qualifier une personnalité hors du commun qui fut aussi « marchand de sel » et « joueur d’échecs » avec son ami photographe Man Ray. Il avait dit un jour « Je me suis forcé à me contredire pour éviter de me conformer à mon propre goût ». Personnage complexe donc.

Traversons le square Verdrel (jardin Solférino avant 1929), et arrêtons-nous devant l’austère maison du 73 rue Jeanne d’Arc. Marcel y a vécu entre 1905 et 1925 ; ses frères et sœur aussi. Gaston, plus connu sous le nom de Jacques Villon était peintre, Raymond, dit Duchamp-Villon était sculpteur et Suzanne était elle aussi peintre. Une maison d’artistes donc qui garde en souvenir et en hommage une plaque commémorative sur sa façade.

On peut y lire  » Marcel Duchamp 1887 – » mais pas d’année de décès. Oubli volontaire ou non ? Je vous avais bien prévenu que c’est un artiste éternel !

On a pu le redécouvrir en 2005 – 2006 lors de l’exposition d’André Raffray qui lui était largement dédiée au Musée des Beaux-Arts.

 

© Daniel Caillet, 2016