Lors de son second passage en France en 1905, le colonel William Frederic Cody, dit « Bufalo Bill » présente un spectacle retraçant la conquête de l’Ouest américain. Pas moins de 120 villes dont Rouen du 15 au 18 juin et une véritable armada de 16 bateaux pour faire traverser l’Atlantique à 800 hommes et 500 chevaux. A l’arrivée, embarquement à bord de 3 trains spéciaux soit 50 wagons d’une longueur totale d’un kilomètre. Les wagons-lits du Buffalo Bill’s Wild West, aussi larges que ceux des chemins de fer de l’Ouest, étaient près de deux fois plus longs et celui de Cody était un véritable appartement avec salle à manger, chambre à coucher, cabinet de toilette et chambre de domestiques. A l’arrivée, les hommes de la troupe montaient les tentes et installaient les cuisines, tandis que les indiens dressaient leurs tepees. En moins de deux heures, tout le matériel était en place : 1 200 pieux, 4 000 mâts,30 km de cordage,23 km de toiles, 8 000 sièges et 10 000 pièces de bois et de métal. En tout, des centaines de tentes surmontées des drapeaux des différentes nations. Trois dynamos fournissaient l’électricité pour l’éclairage de cette cité cosmopolite.

Des légendes vivantes… Calamity Jane, le terrible Sitting Bull et Buffalo  Bill

Les spectacles débutaient à 14 et 20 h, souvent sur un champ de manoeuvres de l’armée dans un amphithéâtre comprenant des sièges sur trois côtés, les artistes entrant par le quatrième. Si les acteurs étaient parfois exposés aux intempéries, les spectateurs étaient abrités par une immense tente rectangulaire. L’orchestre des cow-boys était le premier en piste, bientôt suivi par Buffalo Bill lui-même et ses cavaliers. S’enchaînaient ensuite des exhibitions de cavaliers, cow-boys, « peaux rouges », cosaques, mexicains et arabes. Buffalo Bill et Johnny Baker, son fils adoptif, s’adonnaient à des exercices de tir suivis d’une série de tableaux. Le spectacle se terminait par des exercices de cavalerie des différents détachements et vers 20 h 30, Buffalo Bill saluait la foule à la tête de ses cavaliers et repartait vers la gare où un train était déjà sous pression. Trois-quarts d’heure après, le convoi s’élançait vers la ville suivante pendant que l’installation était démontée et chargée dans des fourgons tirés par des chevaux jusqu’ au train suivant.

 

Buffalo Bills Wild West Show, 1890.

 

A l’affiche.

 

En 1900, installé sur le Champ de Mars.

 

Bien dans son rôle.