A l’époque de Guido d’Arezzo (moine bénédictin italien, né en 992 et mort en 1050, célèbre pour sa contribution à la pédagogie musicale, notamment à l’élaboration d’un système de notation sur portée) la gamme n’avait que six notes : UT RE MI FA SOL LA. Le SI n’apparaitra que beaucoup plus tard dans la gamme, à la fin du 16e siècle, introduit par le moine français Anselme de Flandres, quand il a été décidé que le SI de référence (celui de la gamme) serait le SI naturel et non pas le SI bémol. Ceci dit, la note SI n’a évidemment pas attendu la fin de ce débat pour être utilisé dans les compositions.

L’UT est la seule note qui changera de nom, il deviendra le DO, en raison de la difficulté à le prononcer. Il est en effet plus commode de chanter le DO avec la syllabe après la consonne, plutôt que l’inverse avec l’UT. Ce changement sera effectué pour la première fois par Bononcini en 1673.

 

 

© Daniel Caillet, 2018