Fontaine, je ne boirai pas de ton eau, serait-on tenté d’affirmer en flânant à Rouen. Mais est-ce si sûr ? Sur le domaine privé mais surtout public, certaines sont taries à jamais. Celles du Marché Neuf dans le square Maurois (jadis place Foch actuelle), des Augustins dans le square Guillaume Lion, de St Cande, rue aux Ours ou de l’église St Vivien. D’autres n’attendent semble-t-il que la bonne volonté des décideurs publics pour satisfaire à leur vocation première comme rue Ste Croix des Pelletiers, rue St Romain ou place St Julien. Celles enfin, trop peu nombreuses qui dispensent l’élément devenu trop rare sur notre planète. Ainsi, les fontaines de la Crosse et de l’église St Maclou. Mais l’« oasis minéral » du pot de chambre de la Normandie fait piètre figure comparée à d’autres villes françaises ou étrangères. Les visiteurs occasionnels auraient bien vite l’eau à la bouche en apprenant le nombre de fontaines qui ne  dispensant plus le précieux liquide ne sont plus des fontaines.