Pose d’une plaque commémorative, 15 rue aux Ours et dépôt de fleurs à Bourg Beaudoin sur le lieu présumé du décès.

 

Quand la petite histoire rejoint la grande

Déjà le 10 novembre 1793, il faisait un temps exécrable. Ce jour-là, Jean-Marie Roland, vicomte de la Platière, Ministre de l’Intérieur, las de ses démêlés politiques et las de la vie tout court, après avoir appris que Manon, sa jeune épouse et égérie révolutionnaire, allait être exécutée, décidait de mettre fin à ses jours. S’enfuyant en direction de Paris, c’est à Bourg Beaudoin qu’il passe à l’acte, et se transperce la poitrine d’un coup fatal de canne épée. Il laisse un petit mot : « Qui que tu sois, qui me trouves gisant ici, respecte mes restes ; ce sont ceux d’un homme qui est mort comme il a vécu, vertueux et honnête. »

Sur le petit chemin boueux qui conduit au château de Coquetot, se sont rassemblés 215 ans plus tard, élus, habitants du village, presse locale, ainsi qu’une forte représentation de l’association P’tit Pat’ Rouennais, initiatrice de la manifestation. C’est là qu’en plein champ, une gerbe a été solennellement déposée. Au cours de la sympathique réception conviviale qui s’ensuivit, les beaudinois ont su remercier chaleureusement l’association qui a si bien su réveiller la mémoire locale. Quelques heures plus tôt, une plaque commémorative avait été dévoilée au grand public rouennais au N° 15 de la rue aux Ours. Une initiative appréciée par tous.