Amis du Chai à Vin, association de sauvegarde d’un bâtiment révélateur d’une architecture portuaire de qualité.

Situé à proximité du bassin Saint-Gervais de Rouen, le Chai à Vin, bâtiment révélateur d’une architecture portuaire de qualité, existe au-delà de sa fonction révolue : il dépasse ce pourquoi il a été construit, il porte en lui de multiples usages de par sa situation, sa figure emblématique, son style architectural affirmé, son caractère mystique…

L’association des Amis du Chai à Vin s’est donné comme objectif de sauver cet édifice aujourd’hui abandonné.

Dans un premier temps, sa mission est de sensibiliser le public et les instances politiques et culturelles aux potentiels qu’il génère, mais aussi d’avertir du péril qui le menace…

L’histoire du Chai à Vin

Il fut inauguré le 15 décembre 1950, par le Président de la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Rouen, commanditaire du projet et élaboré par l’architecte Pierre Maurice Lefebre.

En effet, c’est par Rouen que le « ordinaire » transitait, avant d’être acheminé par train aux chais de Berçy, puis alimentaient l’ensemble du territoire.Ce chai relais fut conçu pour gérer le transit du vin en provenance d’Algérie et faisait l’intermédiaire entre les bateaux et les autres moyens de transport terrestre et fluviaux. Il fut alors le plus grand (capacité de 100 000 hl) et le plus novateur des chais d’Europe.

Le chai à vin fut retrocédé au Port Autonome de Rouen en 1968 (date de création de l’institution), alors même que le transit du vin par bateau depuis l’Afrique du Nord périclitait. Malgré l’arrêt de son activité en qualité de chai-relais, une occupation des lieux fut maintenue, ainsi qu’un poste d’entretien pour l’ensemble des installations en cuivre rouge.

En 1992, le festival Octobre en Normandie profite des lieux vacants et du cadre exceptionnel pour y organiser des manifestations culturelles. Lorsque le service des douanes, occupant les bureaux du rez de chaussée, déménagèrent (en 1993), le bâtiment se vit alors pillé de ses canalisations en cuivre, et de l’ensemble de ses installations.

Aujourd’hui, le chai à vin donne en spectacle l’image de désolation d’un monument échoué au coeur d’une friche portuaire.

 

 

Projet à suivre ?

 

 

© Daniel Caillet, 2014