Compte-rendu du Conseil de quartier St Marc/Croix de Pierre/St Nicaise du 24/05/2016.

 

Devenir de l’église Saint Nicaise.

Des conseillers expriment leurs préoccupations pour l’avenir de l’église Saint Nicaise et de ses dépendances. Suite à l’occupation des lieux par le mouvement « Nuit Debout », des visites ont été organisées par eux pour les habitants. Certains conseillers ont pu découvrir (ou redécouvrir) un monument que tous les visiteurs s’accordent à trouver comme un vestige du patrimoine qui mérite l’attention. L’église a été nettoyée par ses occupants et les quelques objets patrimoniaux qui restent soigneusement protégés. Il est vrai, cependant, que l’on peut constater des fragilités, des infiltrations d’eau de pluie et la nécessité d’entreprendre des travaux de consolidation. Cette église a été désacralisée en 2015 et le conseil s’était déjà inquiété de son avenir (Voir CR du conseil d’avril 2015). Les conseillers de la commission « patrimoine » demandent un double de ce document de 2002 qui a été la cause de cette fermeture. Une conseillère a fourni une liste non exhaustive de projets proposés par des associations ou des habitants Madame Rambaud a fait un point sur ce sujet : – Il n’a jamais été question de démolir l’édifice, fermé au « public » depuis 2002 pour des raisons de sécurité, et de réaliser une opération immobilière comme certains ont pu le laisser entendre. Cette église a un intérêt patrimonial fort, tant pour ce qui concerne la partie ancienne que la partie construite en béton armé dans les années trente. Aujourd’hui le béton se délite ce qui a conduit à installer des étais à l’intérieur et des platelages en extérieur pour prévenir les risques de chutes de pierre. Pour mémoire, en 2008, les Architectes des Bâtiments de France avaient évalué le coût de la remise en état pour simplement la « sécuriser » à environ 700 000 euros et à 3 millions d’euros pour la restaurer. – L’église Saint Nicaise a été désacralisée par le diocèse lequel a sollicité la Ville, propriétaire de l’édifice, afin qu’elle soit désaffectée. La loi précise qu’il revient au Préfet de désaffecter de tels édifices. C’est pourquoi la ville a délibéré en mars 2015. A ce jour, la Drac procède à un travail d’inventaire, en particulier du mobilier, qui n’est pas finalisé. L’Etat n’étant pas encore allé jusqu’au bout de la procédure, ce n’est qu’ensuite que l’Eglise fera pleinement partie du domaine privé de la ville et qu’il pourra être envisagé de réfléchir à la meilleure façon de lui redonner vie. Le presbytère, très abimé et qui n’a pas de valeur patrimoniale, pourrait être rasé pour permettre un meilleur accès à l’église. – L’idée de réfléchir collectivement à son devenir est tout à fait possible, en construisant un cahier des charges rigoureux avant de lancer un appel à candidatures. La prise en compte du coût financier reste incontournable. Si une évolution se fait jour, le conseil de quartier en sera averti. – L’occupation actuelle est inquiétante du fait des risques pour la sécurité des personnes en effet, le béton de la partie ’’moderne’’ se délite et le clocher est très abîmé. La ville demandera au préfet l’évacuation du site dès que la justice en aura donné l’autorisation. La municipalité ne veut pas endosser la responsabilité d’un accident lié au délabrement des lieux.

 

 

© Daniel Caillet, 2016