Visitant la Galerie des Glaces du château de Versailles, en regardant au plafond pour voir comment elle est éclairée, vous vous dites obligatoirement : « Ça en fait des lustres ! ».

Mais il ne faut pas être une lumière pour croire qu’on parle ici de ces lustres-là. Que nenni !

Il ne s’agit pas non plus de ce lustre, également brillant, dont on parle pour une surface de métal bien polie, la robe d’un cheval ou l’aura d’une personne. Que nenni derechef !

Simplement, le lustre était jadis une unité de temps, plus ou moins précise, selon son emploi.

Au XVIIe siècle, un lustre, employé au singulier, est une période de cinq ans.

Cette durée viendrait de l’antiquité romaine où un lustre désignait soit un sacrifice expiatoire qui avait lieu tous les cinq ans au moment du recensement, soit le recensement lui-même.

Par contre, au pluriel, « des lustres » désigne une période de temps longue et indéterminée. Et c’est bien la signification que l’on retrouve dans cette expression.

 

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