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Boire un verre d’alcool.
Pour pouvoir boire un canon d’artillerie, encore faut-il qu’il soit fondu au préalable. Or, du métal fondu, c’est brûlant donc imbuvable.
En clair, y’a quelque chose qui cloche là-dedans, la piste n’est pas la bonne !
Pour savoir d’où vient notre canon, il nous faut remonter au XVIe siècle où le canon qui, c’est bien connu, faisait 1/16e de pinte, était une mesure de capacité utilisée pour le vin et les spiritueux.
C’est au début du XIXe que ce canon-là désigne familièrement un simple verre de vin.
Mais il ne faut pas oublier aussi le « coup » qui, dès la fin du XIVe siècle, désignait aussi la quantité de liquide (principalement, de boisson alcoolisée) que l’on boit en une seule fois, d’un seul trait.
Ce coup-là (seculorum), a donné « boire un coup ».
Boire un canon soviétique, c’est boire un verre de vin rouge. Ensuite, du « coup de canon » au coup ou au canon qu’on boit, il y a des rapprochements qu’il est aisé de faire.

Exemple
« Derrière le parking, qu’est désert la nuit, à côté d’la voie ferrée dans une impasse étroite, il y a un p’tit bar aux papiers-peints jaunâtres, papiers-peints jaunâtres ; Le vin pique la gorge et le pain des sandwichs est plus mou qu’une éponge, bien plus mou qu’une éponge. C’est pas un bel endroit, mais ça suffit pour boire, un canon, deux canons avant d’aller se coucher, un canon, deux canons avant d’aller se coucher. »
Charlélie Couture – L’histoire du loup dans la bergerie

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Rouen, place du Lieutenant Aubert