« Quand François Mitterrand croise Gustave Flaubert et Guillaume le Conquérant ! »

Le 7 juillet prochain, en début d’après-midi, le Maire de Rouen dévoilera, lors de l’ouverture officielle de Rouen sur mer, la plaque « Allée François Mitterrand ».
Je n’assisterai pas à cette manifestation. Si je ne remets pas en cause la décision du Conseil Municipal de Rouen de rendre hommage à une personnalité en donnant son nom à un lieu spécifique de la voirie Rouennaise, je m’interroge tout de même sur la pertinence de la dénomination, sur les quais, d’une allée François Mitterrand, qui desservira les hangars 106, 107 et surtout le 108, futur siège de la Métropole Rouen Normandie, et de surcroît si cette dernière se situe entre les ponts Flaubert et Guillaume le Conquérant.
S’il n’y a rien de choquant à vouloir honorer la mémoire de l’une des figures politiques françaises du XXème siècle, il est assez inapproprié de le faire entre deux grandes personnalités normandes. Si la personnalité choisie avait été normande, j’aurais compris, mais l’ancien Président de la République n’a aucun lien, ni de près ou ni de loin, avec Rouen et encore moins avec les quais de Seine. Un nom tel que « ALLEE DE L’ARMADA DE LA LBERTÉ » aurait pu faire consensus et aurait eu une véritable pertinence à cet endroit, ou bien encore le nom d’un grand explorateur lié à l’histoire de Rouen, ça aurait eu du sens, comme Jehan de Verrazane.
A l’aune de ces éléments, chacun comprendra aisément pourquoi je n’assisterai pas, vendredi, au dévoilement de cette plaque, qui s’apparente plus à un acte de militantisme socialiste, qu’à une réflexion cohérente.

Catherine Morin-Desailly

 

 

© Daniel Caillet, 2017