1677, arrivée des Bénédictines du Saint Sacrement à ROUEN. Aujourd’hui le monastère est le dernier habité dans cette ville. Les Bénédictines traversent les époques ; rien ne les arrête !

Les vicissitudes de l’histoire n’auront pas raison de leur entière fidélité à leur ordre. Ce qui en fait leur force.

 

Incendie de leur maison en 1738, expulsion en 1792 et emprisonnement en 1794 pendant la révolution.

1802 elles s’installent dans l’ancien couvent des Pères Minimes. Les Pères, chassés en 1791 et réfugiés en Italie, ne reviendront pas.

1905, la Communauté fait partie des congrégations visées par la loi, son nom disparu, un liquidateur est cependant nommé ; les sœurs cherchèrent un refuge en Hollande. Mais c’était sans compter sur la pugnacité et la volonté insubmersible de la Mère Sainte Cécile, Prieure, qui obtint gain de cause auprès de la Cour de Cassation le 25 février 1907. Le monastère était sauvé !

Pendant les deux guerres mondiales du XXème siècle, les Sœurs accueillirent sans compter les familles dans la disette, leurs sœurs bénédictines ou des réfugiés belges. Comme toute la population, après-guerre, elles ont reconstruits et réparés les lourds dégâts causés par les bombardements dans leur Monastère

 

2017 : les Sœurs sont toujours là, fidèles à la règle de Saint Benoît et au charisme particulier hérité de leur fondatrice Mère Mectilde, l’adoration perpétuelle du Saint Sacrement pour accueillir l’amour de Dieu gage du bonheur pour le monde !

Elles fêteront, cette année le 340ème anniversaire de leur arrivée à Rouen  ….

 

 

 

L’adaptation aux mutations de notre temps va au rythme des heures monastiques.

Après la création de leur atelier de fabrication de biscuits, les Sœurs ont ouvert une boutique de produits monastiques.

 

 

© Daniel Caillet, 2017