Cette expression qui date du milieu du XVIIIe siècle, signifie « manger très peu ».

Sa compréhension parait évidente car la femelle « piaf » ne mange qu’une toute petite quantité de nourriture quotidienne en comparaison de ce qu’avale l’homme… du moins dans une région où la famine ne sévit pas. Partant de là, il est facile d’imaginer qu’un homme (ou une femme, pourquoi pas ?) qui consomme une aussi petite quantité mange vraiment très peu.

D’où la naissance de l’expression. Mais c’est une grossière erreur anthropomorphique.

En effet, c’est oublier la différence entre le volatile et l’humain, car par rapport à leur taille, les moineaux sont beaucoup plus voraces que les bipèdes que nous sommes.

Cette expression n’aurait donc jamais dû naître si l’homme n’avait pas pour fâcheuse habitude de se représenter trop de choses comme comparables à la réalité humaine.

 

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