Plaque commémorative du Jardin des plantes de Rouen.

 

Blanchard
Dès 1785, le célèbre aéronaute Jean-Pierre Blanchard largua à de nombreuses reprises des animaux qu’il avait placés dans un panier attaché à un parachute, lui-même fixé à un ballon gonflé à l’hydrogène. La descente fût à chaque fois une réussite puisque les animaux ont survécus à ce « saut en parachute ». Sous son grand ballon muni d’une hélice et de rames en plumes mues à la force des bras était également fixé un grand « parachute » à armature rigide, une sorte de grand parapluie avec des baleines et un manche qui descendait jusqu’à la nacelle.
Blanchard est crédité par certaines sources comme étant le premier à sauter en parachute d’un ballon. En 1793, lors d’une ascension à Gand en Belgique, Blanchard dû utiliser son invention quand il éprouva  des difficultés avec son ballon devenu incontrôlable, car trop gonflé. Il se réceptionnera en en se cassant une jambe, mais il serait ainsi devenu la première personne dont la vie a été sauvée par un parachute lors d’une urgence en vol.

André Jacques Garnerin, l’inventeur du parachute moderne
Sous le Directoire,  André-Jacques Garnerin fut un des aérostiers français les plus célèbres de l’époque. Il s’est beaucoup inspiré des essais de JP Blanchard sur le parachute. Et il y apporta les aménagements indispensables pour le rendre plus apte au vol, et pour le rendre plus proche de notre parachute actuel. C’est à ce titre que Garnerin est considéré aujourd’hui comme le véritable inventeur du parachute.
C’est le 22 octobre 1797, en présence d’une foule innombrable, qu’il a effectué son premier saut en parachute. Ce jour-là, il monta dans un ballon gonflé à l’hydrogène sous lequel il avait fixé un parachute plié en soie (d’à peine 7,80 m de diamètre mais pesant environ 130 kg, nacelle comprise !!).  Il s’éleva ensuite à quelque 700 m à la verticale du Parc Mousseaux, devenu par la suite Parc Monceau à Paris.

Garnerin avait imaginé un mécanisme qui déchirait le ballon perdu, pendant qu’il coupait la corde qui maintenait son parachute sous l’aérostat. Le ballon explosait au-dessus de la foule muette d’angoisse.  Soutenu par la voilure qui freinait sa descente, l’intrépide aéronaute atterri à peu près bien dans la Plaine Monceau, si ce n’est  une entorse à la cheville qu’il se fit lors de l’impact. Toutefois,  sa descente a été un succès complet – et il connut un véritable triomphe!
Lorsqu’il fit l’expérience pour la première fois, Garnerin s’aperçut que le parachute se balançait avec une violence inouïe. Au point qu’il était obligé de se cramponner de toutes ses forces pour ne pas être projeté au dehors.

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© Daniel Caillet, 2014