En ancien français, « horloge » s’écrivait sans « h » graphique, donc « orloge », un nom sans genre défini à l’époque médiévale. On disait indifféremment « un orloge » ou « une orloge ». Ce n’est que vers le XVII e siècle que les grammairiens normalisent le français et fixent définitivement les genres. La mode est alors à rajouter des « h » inutiles et Gros Horloge serait donc en fait une forme archaïque du mot conservée à Rouen.

Et aussi une autre explication certainement plus prosaïque davantage  liée à la gent populaire. En fait, une horloge était pour les gens le fruit d’un art consumé et fin. Or, celle de Rouen allait à l’encontre de la finesse attachée a ce type d’ouvrages de par ses dimensions phénoménales pour l’époque. La Grosse Horloge étant si grosse, qu’elle ne pouvait conséquemment pas être féminin, et il est devenu rapidement d’usage de le mettre au masculin, eu égard à la taille de celle ci…. version moins académique certes.

Un grand merci à Internet qui permet d’éclairer l’histoire locale.