Photo FR3 Normandie

 

Un diagnostic archéologique vient de débuter dans la cour de l’aître Saint-Maclou et se poursuivra jusqu’au 11 mars 2016.

Les archéologues de l’Inrap, à l’ouvrage dans l’enceinte, ont déjà mis au jour de nombreux ossements humains et des sépultures individuelles dans les secteurs creusés.

Ce grand diagnostic précède les travaux de restauration programmés par la Métropole Rouen-Normandie.

Classé « Monument Historique », l’histoire de cet insolite et unique site remonte à la grande peste noire de 1348 qui décima les trois-quarts de la population du quartier. Il fallut alors créer un cimetière nouveau, le grand aître Saint-Maclou. Trois des galeries à usage d’ossuaire qui l’entourent ont été édifiées entre 1526 et 1533. De nos jours, ce décor macabre en surprend plus d’un, outils de fossoyeur, ossements, crânes, objets de culte rappelant les rites mortuaires.

Près de la porte d’entrée, dans une vitrine, on peut voir le squelette d’un chat découvert dans un mur, probablement un chat noir (le diable) enfermé vivant dans la construction pour éloigner le mauvais sort.

Quant aux arbres qui donnent à ce lieu un charme indéfinissable, leur avenir semble très incertain.

 

 

 

 

© Daniel Caillet, 2016