Des noms de rues plus visibles

Initiée en juillet 2013 par les conseils de quartiers Saint-Clément et Vieux-Marché-Cathédrale, l’opération du remplacement des plaques de plus de 500 rues de Rouen arrive à son terme. Le but de cette opération était de les rendre plus visibles aux personnes en situation de handicap – dans le cadre de la loi Handicap 2015 – et aux automobilistes. En émail bleu et avec des lettres blanches, elles ont été apposées à un niveau plus bas que les anciennes… Certaines plaques semblent néanmoins ne pas respecter le compromis, comme la plaque grise de la rue de la Poterne, située toujours trop haute pour les malvoyants.

Paris Normandie 24 avril 2014 L’IMAGE DU JOUR

Droit de réponse :

Cette opération de remplacement, dont il ne faut pas parler au passé, a été au départ impulsée par l’association P’tit Pat’ Rouennais. En 2013, les conseils de quartiers n’ont fait que reprendre l’idée. D’autre part, elle est très loin d’arriver à son terme et en dehors du quartier Saint-Clément non testé, seule une petite partie du centre-ville de la rive droite en a bénéficié.

Nous avons pu obtenir des chiffres précis : 118 plaques changées en 2013, 139 en 2014 pour 17 rues seulement, moins de 100 plaques en 2015 dans les quartiers Grieu et Jardin des Plantes. Nous sommes loin du compte !

Rappel de notre article du 20 mars 2014 (Mauvais points Patrimoine) sous le même titre :

N’oublions pas qu’au départ, il y a quelques années, l’idée d’une refonte complète de la signalétique de la ville avait germé chez les responsables locaux à la suite d’une entrevue avec P’tit Pat’ Rouennais. Qu’en est-il aujourd’hui ? On s’active à la veille d’une certaine échéance électorale,… comme par hasard ? La nouvelle présentation est la même que celle en vigueur depuis…, disons, un certain temps. La plupart des plaques sont au même niveau, voire plus haut que celles remplacées. Beaucoup laissent apparaitre les traces des anciennes plaques et sont posées n’importe comment. Une ville d’art et d’histoire mérite infiniment mieux. Quelles sont donc les améliorations, en dehors des précisions historiques que notre association apprécie ? Mais pas toutes. Est-il nécessaire d’expliquer aux passants qui était Nicole Oresme au pied de la tour Saint-André, alors que la tour elle-même ne bénéficie d’aucune explication particulière ?

Cerise sur le gâteau, les plaques odonymiques adhésives récemment posées sur les vitrines de magasins du passage Maurice Lenfant sont de couleur beige. Où est donc l’unité annoncée ? Et avec en plus, des dates de naissance et de décès erronées (1831-1902 au lieu de 1902-1979 en sachant que le carillon a été installé en 1920).

Un mois après la mise en ligne de l’article ci-dessus (19 février 2014), de nouvelles plaques, plus complètes et sans erreur, viennent d’être posées. Mais par qui ? Les services de la ville de Rouen ou la copropriété ? Il serait juste et honnête que P’tit Pat’ Rouennais et son président soient cités et remerciés pour leur vigilance et leur intervention.

 

 

  

 

 

 

 

 

 

Un satisfecit critiquable

Rouen magazine N° 409 du 22 janvier 2014

Changement de plaques Vieux-Marché

En novembre et décembre, la Ville a apposé 198 nouvelles plaques de rues en centre-ville et dans le quartier Saint-Clément. L’aviez-vous remarqué ? Non, pas forcément…

Les conseillers de quartiers sont à l’origine de cette modification. Lors des visites qu’ils ont organisées avec les habitants, ils se sont aperçus que les anciennes étaient soit illisibles, soit manquantes ou encore trop hautes pour être bien visibles… Les nouvelles plaques sont désormais uniformisées dans leur format et dans leur couleur, les noms étant écrit en lettres blanches sur un fond bleu marine… Les conseillers de quartier ont apporté une touche supplémentaire en faisant ajouter un petit texte contenant des précisions historiques. Ce changement de plaques s’inscrit dans le sens de la modernisation et la simplification de la signalétique urbaine entamée par la municipalité…

 

© Daniel Caillet, 2014