Le dock flottant est une structure particulière servant principalement à la réfection des bateaux. Contrairement à une cale sèche (ou forme de radoub), il s’agit d’une superstructure qu’on immerge pour y faire entrer les bâtiments, puis qu’on élève au-dessus de l’eau pour mettre le navire à sec. Le système repose sur le principe des ballasts. Le dock flottant ne dispose pas de système de propulsion, il peut par contre être déplacé d’un endroit à un autre à l’aide de remorqueur(s). Les sociétés de classification en contrôlent la construction ainsi que le suivi périodique.
Inventé dans les années 1840 par les ingénieurs américains Staddort et Gilbert; ils permettent de réparer des navires dans des lieux ne disposant pas de cale sèche.

(Wikipédia)

 

 

Port de Rouen : vous avez dit docks flottants ?

On y voit souvent des bateaux en cours de restauration : il faut dire que cette grande construction aux allures de barge ouverte, n’est autre que des docks flottants.

Dédiés à la réparation navale, ils sont situés au coeur du bassin Saint-Gervais à Rouen.

Ces docks constituent à l’origine un « dommage de guerre », donné par l’Allemagne à la France en 1928. Arrivés au Havre, les docks flottants ont été agrandis avant d’être rapatriés à Rouen. Ils sont alors utilisés par l’entreprise Lozay, spécialisée dans la réparation navale. Quand celle-ci ferme ses portes, dans les années 80, le port de Rouen décide de reprendre le flambeau. « Nous avions besoin d’un pareil outil pour mettre à sec les dragues », explique Nicolas Poisson, responsable du centre de réparation navale.

Ici donc, la flotte de dragues de Rouen est entretenue. Mais les docks flottants, longs de 180 mètres et larges de 24 mètres, reçoivent aussi des navires de particuliers ou de professionnels, bateaux de croisières ou péniches, venus se refaire une santé. De nombreux corps de métiers interviennent : du chaudronnier au menuisier en passant par l’électricien.

(tendance OUEST Rouen)

© Daniel Caillet, 2015